Non, Apple n’a pas empêché ses concurrents de prospérer dans la musique en ligne. C’est ce qu’ont décidé les jurés qui se sont prononcés en début de semaine dans le cadre du procès des DRM. Des utilisateurs d’iPod avaient intenté cette action de groupe contre la Pomme accusée d’avoir verrouillé son baladeur pour ne lire que les fichiers musicaux achetés sur iTunes. Avec ce jugement, Apple échappe à une amende d’1 milliard de dollars. Les consommateurs pourraient faire appel.

Les DRM Apple ne sont pas anti-concurrentiels
Ça aurait pu être l’affaire de l’année. Le procès des DRM qui opposait Apple à des consommateurs mécontents a finalement tourné court. La Pomme a été acquittée de toutes les charges qui pesaient contre elle. Et a échappé à une amende pouvant atteindre 1 milliard de dollars, dont 350 millions de compensation pour les plaignants. Les jurés ont décidé que la mise en place des DRM, retirés de l’écosystème Apple en 2007, n’a pas empêché les concurrents d’iTunes de se développer. Les arguments de la Pomme ont donc convaincu les jurés : ces verrous assurait la sécurité du système, au service des utilisateurs. Ils évitaient à ces derniers de se retrouver avec des fichiers musicaux corrompus qui auraient pu abîmer leurs appareils. Et les « forçaient » à enregistrer des morceaux de musique garantis Apple.
Apple favorisait sa plateforme iTunes
Le procès qui s’était ouvert au début du mois faisait référence à une affaire qui avait éclaté au début des années 2000. A l’époque, des utilisateurs d’iPod, le baladeur d’Apple, se plaignaient de ne pas pouvoir écouter des fichiers musicaux venus d’une autre plateforme qu’iTunes. Le site musical pommé était le seul à proposer des fichiers tournant sur les iPod, et Apple allait jusqu’à réinitialiser les baladeurs connectés qui possédaient des morceaux étrangers. Se considérant lésés, car empêchés d’aller chez des fournisseurs moins chers qu’iTunes pour acheter leur musique, les utilisateurs du baladeur ont lancé une class action contre Apple. Ils étaient soutenus par des concurrents d’Apple qui estimaient que le verrouillage du système empêchait les clients de choisir leur plateforme.