Cette semaine, nous vous présentons un chef-d’oeuvre littéraire qui se démarque par la vision avec laquelle il décrit la Seconde Guerre Mondiale. Traduit dans plus d’une quinzaine de langues et ayant traversé les époques, nous parlons bien évidemment du livre Le Grand Cahier, par Agota Kistof.
Dans la Grande Ville, la guerre fait rage. Pour l’éviter, une femme dépose ses deux jumeaux chez leur grand-mère à la campagne. Celle-ci, vieille femme méchante, sale et avare, les admet tout juste chez elle. Les deux enfants, livrés à eux-mêmes, apprendront à surmonter le froid, la faim et les cruautés quotidiennes dans un pays dévasté.
Le « Grand Cahier » est celui dans lequel les deux enfants s’astreignent à rédiger avec la plus grande objectivité possible leurs découvertes et leurs apprentissages. Par exemple, « Il est interdit d’écrire : « la Petite Ville est belle », car la Petite Ville peut être belle pour nous et laide pour quelqu’un d’autre ».
Les deux enfants, monstrueux et fascinants, rejettent ainsi toute morale voire toute valeur et, bien malgré eux, se construisent les leurs.
Ce récit froid et factuel projette de plein fouet le lecteur dans la réalité de la guerre.
Bonne lecture !

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