
Apple pourrait envisager une acquisition stratégique qui pourrait transformer son approche en matière d’intelligence artificielle. Selon certaines sources, si la fondatrice de la startup Thinking Machines Lab, Mira Murati, parvient à commercialiser des solutions d’IA et à remédier aux défaillances de Siri, elle pourrait devenir une candidate sérieuse pour le poste de PDG d’Apple à l’avenir.
La position d’Apple dans la course à l’IA est quelque peu floue. La stratégie hybride de l’entreprise consiste à agir comme une plateforme pour des produits IA avant-gardistes tout en développant ses propres fonctionnalités d’IA au sein de la suite Apple Intelligence. Bien qu’Apple facture aux fournisseurs d’IA l’accès à son écosystème, l’entreprise n’a pas encore adopté une approche de développement de technologies IA à vendre directement aux entreprises, au secteur éducatif ou aux consommateurs.
Il est vrai qu’Apple excelle généralement dans ses domaines de compétence, mais rien n’empêche une entreprise aussi incontournable qu’Apple d’offrir des solutions d’IA pour des clients soucieux de la confidentialité dans les domaines professionnels et éducatifs.
Bien que OpenAI ne soit pas à vendre, la situation interne de l’entreprise pourrait offrir à Apple l’opportunité d’attirer des talents de premier plan. Mira Murati, l’ancienne directrice technique d’OpenAI, dirige maintenant Thinking Machines Lab, qui compte parmi ses rangs des experts issus des meilleures entreprises d’IA. La startup se concentre sur la création de modèles d’IA multimodaux avec des applications pratiques.
À l’époque, j’ai écrit dans ma colonne Neural que l’ancienne équipe d’OpenAI, qui a quitté l’entreprise, avait fondé de nouvelles startups. Murati a emmené avec elle plus de 30 experts, y compris d’anciens membres d’OpenAI, de Meta et de Google DeepMind. Leur objectif est de rendre les systèmes d’IA plus compréhensibles et personnalisables.
Mais quel serait le coût pour Apple de racheter Thinking Machines Lab ? On estime qu’il pourrait dépasser 20 milliards de dollars. En retour, Apple acquérirait une expertise unique en recherche IA et des spécialistes de haut niveau dans le domaine, consolidant ainsi la réputation de l’entreprise dans le secteur.
La question se pose : qu’en est-il du futur d’Apple face à l’IA ? Alors qu’Apple fournit actuellement un système d’exploitation sur lequel l’IA fonctionne, cette technologie pourrait bien devenir l’OS de demain. Une expérience utilisateur autour de l’IA pourrait potentiellement supplanter le modèle traditionnel basé sur une interface graphique.
Les attentes concernant Siri sont élevées, mais il est crucial de ne pas blâmer Mike Rockwell, le responsable actuel du projet, pour les lacunes passées de ce service. Son expertise a été prouvée dans d’autres projets chez Apple. La tâche qui l’attend est de faire de Siri une technologie fiable qui peut réellement répondre aux besoins des utilisateurs.
Il est judicieux de permettre à Rockwell de se concentrer sur l’amélioration de Siri tout en intégrant l’innovation d’une équipe comme celle de Murati. En unissant ces forces, Apple pourrait non seulement renforcer sa position dans l’IA, mais également garantir que Siri devienne enfin l’assistant intelligent qu’Apple promet depuis des années.