
Une mère, bénéficiant d’une garde judiciaire de ses enfants, a révélé comment la fonctionnalité de partage familial d’Apple peut être utilisée de manière abusive par un ancien partenaire. Malgré ses efforts, le support d’Apple n’a pas pu l’aider dans sa situation où son ex-compagnon exploitait ce service de manière contrôlante.
Le partage familial, introduit dans iOS 8 en 2014, permet à chaque membre d’une famille de disposer de son propre identifiant Apple tout en partageant les achats d’applications et de musique. Cette fonctionnalité inclut également des outils pour suivre la localisation des enfants et gérer leurs appareils via la fonction « Localiser mon iPhone ».
Cependant, un élément crucial peut devenir problématique lorsque la dynamique familiale change. Le système attribue tous les droits à l’organisateur, laissant les autres parents dans une position subordonnée, sans pouvoir retirer les enfants du groupe familial, même en cas de décision judiciaire en leur faveur. Kate (nom d’emprunt pour protéger son anonymat) a vécu cette expérience désastreuse. Après sa séparation, son ex-mari, l’organisateur désigné, a utilisé le partage familial pour contrôler la localisation de leurs enfants et imposer des limites draconiennes lors de ses jours de garde.
Malgré une ordonnance de la cour en sa faveur, Kate s’est heurtée à un mur lorsqu’elle a tenté de transférer les enfants vers un nouveau groupe : « Je pensais à tort qu’en étant la mère custodiale, je pourrais faire déménager mes enfants dans un nouveau groupe, avec moi comme organisatrice », explique-t-elle. Dans cette situation, le support d’Apple a reconnu son cas mais a affirmé que les mains de l’entreprise étaient liées, l’organisateur détenant le pouvoir.
Le conseil généralement donné face à de telles situations est de créer de nouveaux identifiants Apple, ce qui implique cependant la perte de toutes les applications et des souvenirs précieux, tels que des photos et vidéos accumulées au fil des ans. L’histoire de Kate n’est malheureusement pas isolée, et cette situation soulève des questions sur la sécurité et la gestion des fonctionnalités de partage en cas de rupture.