
Les discussions autour de l’absence de support d’Apple Pay par Walmart, le plus grand détaillant au monde, alimentent les réseaux sociaux. Cette décision soulève des questions quant à la sécurité et la confidentialité des données des utilisateurs, des enjeux majeurs alors que les solutions de paiement sans contact gagnent en popularité.
Lorsqu’un utilisateur configure Apple Pay pour la première fois sur son iPhone, sa montre Apple ou son Mac, un Numéro de Compte Principal du Dispositif (DPAN) unique est généré. Ce numéro sert de proxy pour les informations réelles de la carte de crédit et est stocké sur une puce dédiée appelée Secure Element, complètement isolée du reste de l’appareil. Cette approche est similaire à celle du Secure Enclave, qui vérifie l’identité de l’utilisateur via des données biométriques (FaceID/Touch ID) avant de libérer un jeton cryptographique unique pour chaque transaction.
Walmart, de son côté, préfère s’en remettre à son propre système de paiement. En utilisant Walmart Pay ou Scan and Go, chaque achat est directement lié au compte de l’utilisateur, permettant à l’entreprise de construire un profil pour la publicité et le marketing. En intégrant des méthodes de paiement comme Apple Pay, qui ne permettent pas ce type de suivi, Walmart se concentre davantage sur le traçage des données plutôt que sur la sécurité des utilisateurs.
Ainsi, imposer l’utilisation de leur propre application ou d’une carte physique met le choix entre la sécurité des données des utilisateurs et la traçabilité au premier plan. Ne pas soutenir Apple Pay en 2026 ? C’est un risque de sécurité considérable.