
Selon un nouveau rapport de Counterpoint Research, près de trois smartphones satellites sur quatre expédiés en 2025 étaient des iPhones. Cette tendance pourrait bien se poursuivre, mais le chemin de l’adoption est semé d’embûches.
En effet, le rapport indique qu’Apple a expédié 71,6 % de tous les smartphones dotés de fonctionnalités satellites l’année dernière, suivi de Samsung avec 15,9 %, Huawei avec 6,1 %, Google avec 2,2 % et Honor avec 1,9 %.
La recherche souligne un marché divisé : des entreprises telles qu’Apple, Huawei et Google utilisent des systèmes satellites propriétaires, tandis qu’une grande partie de l’écosystème Android, y compris Samsung, Xiaomi, OPPO, HONOR et vivo, s’aligne sur les normes émergentes des Non-Terrestrial Networks (NTN) de 3GPP.
Cette dernière approche vise à faire des satellites des extensions des réseaux cellulaires, permettant une plus grande interopérabilité à l’avenir. Actuellement, la connectivité satellite chez Apple permet des services spécifiques aux dispositifs, mais l’adoption à grande échelle dépendra de la création de cas d’utilisation pratiques, au-delà des simples messages et services d’urgence.
Cela dit, le marché est essentiellement dominé par le segment premium; un manque de cas d’utilisation convaincants limite l’adoption de masse. Selon l’analyste senior Shivani Parashar, Qualcomm est un acteur clé parmi les fournisseurs de chipsets Android, facilitant la connectivité satellite via ses modems Snapdragon X80 et X85, suivi par Huawei, Google et Samsung.
Les partenariats entre opérateurs de telecom et fournisseurs de satellite jouent également un rôle crucial dans l’adoption précoce. Des alliances comme celles de T-Mobile et Rogers avec SpaceX, ou d’AT&T avec AST Mobile, ainsi que le partenariat d’Apple avec Globalstar, récemment acquis par Amazon, font de l’Amérique du Nord un leader précoce sur ce marché.
Counterpoint Research prévoit que d’ici 2030, 46 % des expéditions mondiales de smartphones seront dotées d’une connectivité satellite, avec Apple, Google et Samsung en tête, tandis que d’autres acteurs Android et certains opérateurs de télécommunication au-delà des marchés développés joueront un rôle essentiel dans l’accélération de l’adoption mondiale.