
Planter trois carottes, forger une épée, puis aller régler son compte à un monstre qui rôde près de la plage : voilà le genre de journée que Fantasy Life i: The Girl Who Steals Time propose désormais sur iPhone et iPad. LEVEL-5 ne tente pas de faire rentrer un jeu mobile dans une boîte de céréales : son RPG de vie tranquille, déjà passé par PC et consoles, arrive sur iOS au prix annoncé de 24,99 $.
Le principe tient en une phrase : vous choisissez un métier, explorez une île, récoltez des ressources, fabriquez de l’équipement et combattez, avec la liberté de changer de voie quand l’envie vous prend. C’est du RPG à l’ancienne qui a compris que tout le monde n’a pas besoin de sauver le royaume avant le goûter.
Un métier pour chaque lubie du moment
Fantasy Life i repose sur ses « vies », autrement dit ses professions. Le jeu permet d’embrasser des rôles tournés vers le combat, la collecte ou l’artisanat : partir à l’épée, pêcher, cuisiner, miner, fabriquer des armes ou travailler les matériaux. L’idée n’est pas de vous enfermer dans une classe définitive, mais de faire de chaque activité un morceau de progression.
Ce point le distingue des jeux de ferme qui vous laissent simplement cliquer sur une tomate en attendant une minuterie. Ici, les ressources servent à équiper votre personnage et à avancer dans l’aventure ; le combat fait partie du programme, au même titre que les recettes et les outils. La formule évoque un croisement entre un RPG d’aventure coloré, un jeu de récolte et un atelier d’artisanat, sans basculer dans la simulation agricole pure et dure.
Je ne l’ai pas installé : il faut donc prendre ce portrait pour ce qu’il est, celui d’un jeu présenté et déjà connu sur d’autres machines, pas un verdict sur sa jouabilité tactile ou son rythme. Mais ce que LEVEL-5 met sur la table est suffisamment clair : c’est un RPG complet vendu comme tel, et non une succession de petits défis pensés pour interrompre votre journée toutes les trois minutes.
Une île en 3D, pas une ferme en cases
Les images officielles montrent une aventure en 3D vue en surplomb, avec des personnages aux proportions rondes, de grands yeux et des décors très colorés. On y aperçoit des plages, des villages, des zones boisées et des créatures fantastiques, avec une caméra placée assez haut pour laisser voir le terrain et les ennemis. L’interface affiche des raccourcis d’objets et d’actions à l’écran : le jeu ne cache pas sa parenté console, même sur petit écran.
Ce choix visuel a son avantage : on comprend rapidement où se trouvent les matériaux à ramasser, les habitants à aller voir et les bestioles à éviter ou à affronter. En revanche, si vous cherchez une direction artistique minimaliste ou des paysages réalistes, passez votre chemin. Fantasy Life i assume le dessin animé japonais, les couleurs franches et les menus bien présents. C’est plus proche d’un jouet rempli de tiroirs que d’un monde contemplatif et silencieux.
Le vrai argument : ne pas abandonner sa partie en changeant d’écran
La version mobile prend en charge le cross-play et la sauvegarde croisée avec les versions PC et consoles. Concrètement, votre personnage et sa progression peuvent vous suivre d’un appareil à l’autre, au lieu de vous obliger à recommencer une île entière pour jouer sur iPhone. Pour un jeu fondé sur l’accumulation de métiers, de matériaux et d’équipement, ce n’est pas un détail décoratif.
Sur l’écosystème Apple, Fantasy Life i est proposé sur iPhone et iPad. Il sort aussi sur Android, ce qui donne tout son sens au jeu croisé avec les autres plateformes. Son prix de 24,99 $ le place très loin des RPG gratuits qui monétisent chaque coffre, mais il demande aussi de savoir à quoi l’on s’engage : ce n’est pas l’achat impulsif à télécharger entre deux stations de métro.
À qui ce grand sac à dos s’adresse
Fantasy Life i vise les joueurs qui aiment avoir plusieurs occupations dans le même jeu : combattre un peu, fabriquer beaucoup, améliorer leur personnage et retourner explorer un endroit parce qu’un nouveau métier ouvre une possibilité. Ceux qui avaient aimé les RPG de LEVEL-5, les jeux de récolte avec de vraies quêtes ou les aventures où l’on peut passer une soirée entière à optimiser son équipement devraient y trouver leur terrain de jeu.
À l’inverse, si votre bonheur tient dans une aventure très guidée, un système de combat pur ou des sessions de cinq minutes sans inventaire à gérer, ce sac à dos risque de vous sembler bien chargé. Fantasy Life i ne promet pas une épopée nerveuse : il propose un monde où l’on alterne volontairement entre la lame, la canne à pêche et l’établi. Voilà ce que c’est ; à vous de voir si cette vie-là vous ressemble.
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Source : Meta — Pocket