Attendu, le procès des DRM a ouvert cette semaine aux Etats-Unis. Dans le rôle de l’accusé, Apple et son défunt patron Steve Jobs. En face, des consommateurs mécontents qui dénonce une pratique anti-concurrentielle de la Pomme sur la musique en ligne. Des pratiques disparues mais qui pourraient quand même rapporter 350 millions de dollars aux plaignants.

Apple aurait supprimé des fichiers musicaux concurrents
Dans le procès des DRM qui vient d’ouvrir, l’accusation ne se contente pas d’accuser Apple d’avoir lésé ses concurrents. Selon le Wall Street Journal, les avocats de l’accusation assurent que la Pomme supprimait des bibliothèques des utilisateurs les morceaux de musique venus d’autres plateformes que iTunes. Au moment de la synchronisation avec un iPod pour charger le baladeur numérique, un message apparaissait disant que le fichier n’était pas compatible et qu’une restauration de l’iPod était nécessaire. Et pour être sûr que la règle soit bien intégrée, le processus entrainait la disparition pure et simple du fichier musical litigieux selon les avocats. Pour sa défense, Apple a assuré que cette démarche était une manière de garantir la sécurité du système. Et des consommateurs qui ne risquaient pas de se laisser abuser par des fichiers musicaux dangereux.
Steve Jobs convoqué à la barre pour accuser Apple
Depuis mardi, la Pomme doit répondre de « pratiques anti-concurrentielles » dans le domaine de la musique en ligne. En clair, une class action a été lancée par des consommateurs mécontents d’avoir payé leur musique au prix fort puisque Apple ne permettait pas d’écouter sur un iPod des morceaux moins chers achetés sur des plateformes concurrentes d’iTunes. Ce sont les fameux DRM, supprimés en 2007, qui verrouillaient le système de la musique en ligne au début des années 2000. Pour porter leur accusation, les plaignants convoquent un grand absent : le défunt big boss d’Apple Steve Jobs. En se basant sur des mails demandant à ses ingénieurs ce qu’il était possible de faire pour que les fichiers venant d’un concurrent de l’époque, Music Match, ne puissent pas fonctionner sur iPod. Un message qui apporte de l’eau au moulin des consommateurs à l’origine du procès, soutenu par un autre rival d’iTunes, RealNetworks.