Les grandes manœuvres sont lancées dans le paiement mobile. Après Apple Pay et Facebook fin 2014, c’est Google qui préparerait son offensive cette année. Le moteur de recherche serait en discussion avec Softcard, dont l’appli de paiement mobile est utilisable dans près de 200 enseignes aux Etats-Unis. Fondée par trois opérateurs télécoms US, Softcard permettrait à Google de redonner du souffle à son service Wallet.

Softcard, l’arme anti-Apple Pay de Google
Là où Apple a développé son propre service de paiement mobile avec Apple Pay, Google miserait sur de la croissance externe pour investir le secteur. D’après TechCrunch, le moteur de recherche chercherait à acheter Softcard, une entreprise spécialisée dans le paiement mobile. Fondée en joint-venture par trois opérateurs mobiles américains – AT&T, Verizon et T-Mobile – la société a développé une application utilisable dans 200 000 enseignes. Les utilisateurs d’Android et de Windows sur mobile connaissent déjà Softcard s’ils sont adeptes du paiement mobile puisque le service tourne sous ses deux OS. Malgré les centaines de millions investis par les trois opérateurs dans leur co-entreprise, les difficultés de Softcard en font une proie idéale pour Google. Pour arriver sur les plates-bandes de Apple Pay, le géant serait prêt à débourser 100 millions de dollars.
Les concurrents du service Apple Pay se préparent
A l’automne dernier, une alerte en provenance de Facebook était arrivée pour Apple Pay. Un étudiant avait trouvé des lignes de codes pour un système de paiement mobile dans la messagerie instantanée Messenger. Cette information faisait suite à l’embauche par Facebook d’un ancien de PayPal, le leader du secteur qui ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de ces concurrents. Reste que le service Apple Pay a déjà pris pas mal d’avance et a trouvé rapidement ses utilisateurs. Récemment, une banque américaine annonçait l’enregistrement de plus d’un million de cartes bancaires de son réseau chez la Pomme en trois mois. Fort de ce bon départ, Apple Pay vise maintenant le Canada ou l’Europe. L’atterrissage serait prévu pour le mois de mars. Le sujet sera sans doute abordé lors de la prochaine keynote pressentie pour le 24 février.