
Le chef et héritier de l’empire Samsung, Jay Y.Lee, vient d’être arrêté dans le cadre d’une affaire de corruption qui frappe la Corée du Sud à l’échelle nationale. Il est accusé d’avoir versé de l’argent à une amie proche de la Présidente sud-coréenne Park Geun-hye afin qu’elle soutienne la fusion de Samsung C&T et Cheil Industries.
Le 9 décembre dernier, la Présidente sud-coréenne Park Geun-hye était destituée dans le cadre d’un scandale de corruption et d’abus de pouvoir de grande ampleur, le Choigate, impliquant de nombreux politiciens et chefs d’entreprises. Aujourd’hui, c’est Jay Y.Lee, le vice-président de Samsung, âgé de 48 ans, qui vient d’être conduit par les autorités au centre de détention de Séoul.
Un nouveau scandale pour Samsung
Le milliardaire est accusé d’avoir offert 43 milliards de wons (35 millions d’euros) à Choi Soon-sil, une amie proche de Park Geun-hye, pour qu’elle soutienne la fusion de Samsung C&T et Cheil Industries en 2015. L’objectif de Jay Y.Lee était d’étendre son contrôle sur l’immense empire familial.
Le chef d’entreprise va être gardé en détention pendant un minimum de 10 jours, et sera jugé d’ici trois mois pour corruption, parjure et détournement de fonds. Ce nouveau scandale entache à nouveau l’image de la firme, qui peine à redorer son blason suite au fiasco du Galaxy Note 7.