
iOS 17.1 sur iPhone et watchOS 10.1 sur Apple Watch a été l’occasion pour Apple de proposer la nouvelle fonctionnalité baptisée NameDrop. Cette dernière permet aux utilisateurs de rapprocher leur appareil Apple à côté d’un autre afin de partager rapidement des informations de contact. L’échange nécessite le consentement explicite de l’utilisateur certes, mais la police américaine s’oppose à l’activation par défaut de NameDrop et a commencé à diffuser des fausses informations sur son fonctionnement.
C’est ainsi que les services de police de certains états américains (tels que l’Ohio, Pennsylvanie, Oklahoma, et la Californie) estiment que la fonction de partage ne devrait pas être activée par défaut. Malgré le fait que NameDrop exige des iPhone et Apple Watch déverrouillés ainsi que la permission obligatoire de la part de l’utilisateur pour son fonctionnement – excluant dans ce cas toute utilisation frauduleuse – la police de ces états craint toujours qu’un individu malintentionné puisse potentiellement accéder à des informations personnelles sans le consentement de la personne concernée.
Voici une note venant de la part du service de police de la ville de Chester dans l’état d’Ohio aux États-Unis :
« MISE À JOUR DE CONFIDENTIALITÉ IMPORTANTE : Si vous possédez un iPhone et que vous avez effectué la récente mise à jour iOS 17, ils (Apple, ndlr) ont défini une nouvelle fonctionnalité appelée NameDrop par défaut sur ON. Cette fonctionnalité permet le partage de vos informations de contact simplement en rapprochant vos téléphones. Pour désactiver cette option, accédez dans les Réglages > Général > AirDrop > Rapprocher les appareils et désactiver la fonction en question. »
À présent, ils commencent à diffuser de fausses informations concernant la fonction de partage NameDrop d’Apple. Il est vrai que (jusqu’ici ?) NameDrop est activé par défaut, mais il est aussi impératif de rapprocher les deux iPhone, les deux Apple Watch ou un iPhone et une Apple Watch l’un de l’autre (quasiment comme s’ils se touchaient) pour que le partage soit effectué. Lorsque les deux dispositifs sont à proximité et qu’ils sont déverrouillés (oui, il faut bien le préciser), une fenêtre contextuelle apparaîtra et invitera alors aux utilisateurs à partager leurs informations de contact.

De plus, il est important de noter que les informations de contact ne sont pas partagées automatiquement ; c’est un processus déclenché par l’utilisateur. Les deux personnes impliquées dans l’échange d’informations doivent accepter le transfert. Bien qu’un échange accidentel puisse se produire, cela nécessiterait que l’utilisateur déverrouille son appareil et accepte l’invitation de partage. Pas si compliqué à comprendre, dis donc…

Toutefois, le message du bureau du shérif du comté de Noble dans l’Ohio a été partagé de plus de 70 000 fois, tandis qu’un avertissement du département de police de Dewey en Pennsylvanie a été partagé plus de 11 000 fois ! Après les critiques de certains commentateurs, le bureau du shérif du comté de Noble a modifié son message pour clarifier qu’il existe une fenêtre contextuelle permettant de transférer du contenu, et celui de Dewey a déclaré que « l’objectif de cette publication était d’inciter les parents à s’intéresser à leurs enfants et à ce qu’ils font sur leurs appareils ».
Mais, nous savons tous qu’un faux récit se propage rapidement et que la correction de cette fausse information demande bien plus de temps. Ce qui implique que de nombreuses personnes qui ont vu le message d’origine pourraient ne pas voir les mises à jour.
