
L’autorité de la concurrence britannique a informé Apple qu’il devait permettre une compétition libre et ouverte entre les navigateurs web sur iPhone, tout en s’assurant que Safari ne surpasse pas ses concurrents.
Selon [le régulateur britannique](https://9to5mac.com/guides/antitrust/), Apple doit garantir une véritable concurrence entre les navigateurs sur iPhone, sans toutefois favoriser Safari.
Apple a répondu en déclarant que rendre disponibles de nouvelles fonctionnalités de [WebKit](https://9to5mac.com/guides/webkit/) gratuitement entraînerait un « free-riding » de la part des développeurs créant des navigateurs concurrents, compromettant ainsi l’innovation.
Un précédent de l’Union européenne
Les événements ont débuté dans l’Union européenne, où une enquête a conclu qu’Apple enfreignait les lois antitrust en obligeant les développeurs de navigateurs concurrents à utiliser WebKit. Cela signifiait que leur code ne pouvait être plus efficace et qu’ils ne pouvaient offrir des fonctionnalités non supportées par Safari. Essentiellement, les navigateurs concurrents n’étaient qu’une autre interface autour du même code.
En réponse, Apple a permis aux navigateurs tiers d’utiliser leurs propres moteurs web et a offert aux utilisateurs la possibilité de choisir le navigateur par défaut lors de la configuration de leurs appareils.
La décision au Royaume-Uni
La [Competition and Markets Authority (CMA)](https://9to5mac.com/guides/antitrust/) du Royaume-Uni a ouvert sa propre enquête et est parvenue provisoirement à la même conclusion [fin de l’année dernière](https://9to5mac.com/2024/11/22/apple-faces-antitrust-action-in-the-uk-over-default-web-browser-but-not-cloud-gaming/).
Cependant, elle a également stipulé que lorsque Apple développe de nouvelles fonctionnalités pour son moteur web, WebKit, celles-ci doivent être mises à disposition des autres développeurs.
Réponse d’Apple
Apple a réagi en déclarant qu’il ne pouvait pas se permettre de partager gratuitement les nouvelles fonctionnalités de navigation web, car cela limiterait sa capacité d’innovation. Selon [Reuters](https://www.reuters.com/technology/apple-says-uk-regulators-remedy-options-mobile-browsers-will-hit-innovation-2025-02-19/), dans la soumission d’Apple à la CMA, la société a déclaré qu’il « ne serait pas approprié » de mandater l’accès gratuit aux futures fonctionnalités de WebKit ou aux fonctionnalités iOS utilisées par Safari, ajoutant que le développement de telles fonctionnalités est un processus long et gourmand en ressources.
Apple a déclaré qu’il « ne serait pas approprié » de mandater l’accès gratuit aux futures fonctionnalités de WebKit ou aux fonctionnalités iOS utilisées par Safari, soulignant que le développement de ces fonctionnalités demande beaucoup de temps et de ressources.
Analyse
Bien que l’argument d’Apple selon lequel le partage des fonctionnalités freine l’innovation puisse sembler exagéré, il soulève un point pertinent. Apple avait initialement forcé l’utilisation de WebKit pour restreindre les navigateurs concurrents. Après avoir autorisé le développement de moteurs tiers, ouvrant la porte à une véritable concurrence, l’autorité britannique exige maintenant qu’Apple partage ses propres améliorations de navigateur avec ses rivaux.
Il semble que la CMA britannique veuille instaurer une concurrence authentique entre les navigateurs, tout en empêchant Safari de dominer le marché.