
La société israélienne NSO, connue pour son logiciel espion Pegasus utilisé pour infiltrer les iPhones, a subi un revers judiciaire majeur aux États-Unis. Un juge a ordonné à NSO de remettre son code à Meta, la société mère de WhatsApp.
Dans le cadre de cette affaire, NSO a été condamné hier à verser plus de 167 millions de dollars à Meta pour avoir attaqué des utilisateurs de WhatsApp. Ce nouvel échec s’ajoute à une série de difficultés pour l’entreprise, qui a été blacklistée aux États-Unis, poursuivie par Apple et confrontée à de graves problèmes financiers.
Le logiciel Pegasus se distingue par sa capacité à compromettre un iPhone simplement en recevant un message iMessage spécifique, exposant ainsi les données personnelles de la victime.
En raison de l’interdiction d’importation du Pegasus par le gouvernement américain, NSO a perdu son principal marché : les agences d’application de la loi aux États-Unis. Apple a intensifié la pression en portant plainte contre NSO et en alertant les propriétaires d’iPhones infectés, plongeant l’entreprise dans une situation financière critique.
Pour les utilisateurs les plus exposés, tels que les employés gouvernementaux et les militants, Apple a mis à disposition le mode Lockdown, qui désactive les voies d’attaque les plus courantes.
Concernant la décision du juge, il a ordonné à NSO de fournir le code de Pegasus ainsi que des informations sur ses fonctionnalités durant une période précise où des utilisateurs de WhatsApp auraient été ciblés, soit du 29 avril 2018 au 10 mai 2020.
La lutte juridique entre Meta et NSO se poursuivra une fois que l’entreprise se sera conformée à l’ordre du tribunal. Parallèlement, le gouvernement américain continue de renforcer la répression contre les activités de NSO, imposant des restrictions de visa aux individus étrangers impliqués dans l’utilisation abusive de logiciels espions.