
Apple doit faire face à un recours collectif de 1,8 milliard de dollars affirmant que les utilisateurs de l’App Store au Royaume-Uni ont été surfacturés.
Avec le Battersea Power Station, qui abrite le siège britannique d’Apple, le gouvernement britannique renforce son contrôle réglementaire sur les géants de la technologie.
Le Royaume-Uni s’apprête à mettre en œuvre sa nouvelle loi sur les marchés numériques, la concurrence et les consommateurs (DMCC), visant à contrôler les plateformes technologiques dominantes. Selon un rapport de CNBC, l’Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) a proposé de désigner ces entreprises américaines comme ayant un « statut de marché stratégique », après l’ouverture d’une enquête à leur sujet en janvier dernier.
Cette désignation est attribuée à une grande entreprise ayant une « puissance de marché substantielle et enracinée » ainsi qu’une « position de signification stratégique » sur une activité numérique au Royaume-Uni.
Rappelons qu’au début de l’année, la CMA avait déjà ouvert une enquête formelle sur Apple et Google. Pour Apple, il s’agissait d’une seconde tentative, la première enquête ayant été abandonnée en août de l’année précédente en raison d’un délai manqué.
La DMCC reflète de près de nombreuses dispositions du Règlement sur les marchés numériques de l’UE (DMA), notamment l’interdiction de l’auto-préférence, une interdiction des règles de « non-dirigeable » pour les méthodes de paiement hors plateforme, ainsi que des exigences strictes en matière d’interopérabilité et de portabilité des données.
Fait intéressant, hier, Reuters a rapporté que l’UE s’apprête à accepter les dernières règles d’Apple concernant l’App Store dans le cadre du DMA, ce qui pourrait fournir à Apple un modèle pour affiner sa stratégie au Royaume-Uni à l’avenir.