
La polémique entourant le retrait d’applications comme ICEBlock de l’App Store il y a quelques mois a ajouté une pression sur Apple. Les législateurs américains souhaitent savoir quelles mesures l’entreprise prend pour éviter le retour de tels outils. Voici les détails.
LA POLÉMIQUE ICEBLOCK CONTINUE
En octobre dernier, Apple a retiré l’application ICEBlock de l’App Store, suite à des pressions exercées par le DOJ.
ICEBlock, qui permettait aux utilisateurs de signaler la présence des agents de l’immigration et des douanes (ICE), était devenue célèbre et a suscité une controverse impliquant même la Maison Blanche. Le procureur général des États-Unis, Pam Bondi, avait fait savoir que de telles applications « mettent en danger les agents de l’ICE qui n’effectuent que leur travail », conseillant au développeur d’ICEBlock, Joshua Aaron, de « faire attention » à sa situation.
Bien qu’ICEBlock ait été l’application la plus médiatisée, elle n’était pas la seule à remplir cette fonction. Lors du retrait d’ICEBlock, Apple a également supprimé d’autres applications similaires, évoquant des raisons liées à son règlement concernant le « contenu objectionnable » dans l’App Store.
DES QUESTIONS DU CONGRÈS
Aujourd’hui, Reuters rapporte que le Comité de la sécurité intérieure de la Chambre a demandé à Google et Apple de préciser quelles mesures ils prennent pour éliminer les applications mobiles permettant aux utilisateurs de suivre les agents de l’immigration fédéraux.
Dans des lettres envoyées vendredi aux PDG, Sundar Pichai pour Google et Tim Cook pour Apple, les leaders du comité ont pointé du doigt ICEBlock, signalant que ces applications « mettent en péril la sécurité du personnel du DHS ». Les législateurs ont exigé une mise au point d’ici le 12 décembre.
Bien que ICEBlock n’ait jamais été disponible sur le Play Store de Google, ce dernier avait également retiré des applications similaires.
Il n’est pas immédiatement clair si des applications similaires à ICEBlock ont refait surface sur l’App Store ou Google Play, ou si les législateurs se contentent de demander des éclaircissements sur les efforts des entreprises pour les filtrer.
Quoi qu’il en soit, les entreprises ont jusqu’au 12 décembre pour faire le point sur cette situation.