
Alors que le programme d’incitations à la fabrication de téléphones en Inde arrive à expiration, le pays prépare de nouvelles mesures pour maintenir la croissance de la production. Voici les détails.
UN ENGAGEMENT RENFORCÉ POUR LA FABRICATION
Apple a diversifié sa production loin de la Chine au fil des ans, mais ses efforts se sont intensifiés l’année dernière, dans le cadre de la guerre commerciale mondiale initiée par le président Trump.
En conséquence, l’Inde est devenue l’un des nouveaux principaux centres de fabrication d’Apple, atteignant l’objectif d’assembler environ un quart des iPhones de la société, selon un rapport sorti plus tôt cette semaine.
Cette transition réussie doit beaucoup au Programme d’incitations liées à la production (PLI), qui offre des incitations financières aux entreprises qui fabriquent des smartphones localement.
Pour aller de l’avant, l’Inde prévoit de nouvelles incitations qui devraient entrer en vigueur après l’expiration du programme PLI actuel à la fin de ce mois. D’après un rapport de Reuters, le gouvernement indien envisage de lier les incitations à la performance à l’exportation, une stratégie susceptible d’inciter les entreprises à utiliser le pays comme leur centre de fabrication mondial, plutôt que simplement pour la vente nationale.
Ce timing est particulièrement significatif : Apple vise à déplacer environ la moitié de sa production d’iPhones en Inde dans l’année à venir, même si une récente décision de la cour américaine annulant le tarif lié au fentanil sur la Chine pourrait réduire le levier de l’Inde.
Quoi qu’il en soit, l’Inde aurait « produit près de 60 milliards de dollars de mobiles pour l’année fiscale 2024-25, un bond de 28 fois en une décennie », ajoutant que, dans le cadre de l’agenda du Premier ministre Narendra Modi pour renforcer la fabrication locale, le pays « vise à étendre sa fabrication d’électronique à 500 milliards de dollars d’ici l’année fiscale 2030 ».
Le rapport indique également que le « Ministère des Électroniques et des Technologies de l’Information a consulté l’industrie sur la conception de ce nouveau programme », mais n’a pas souhaité faire de commentaire lorsqu’il a été contacté.