
Dans Tomb Raider, le vrai boss a longtemps eu la forme d’un couloir sombre, d’un levier invisible et d’un petit objet posé dans un coin que l’on ne distinguait qu’après trois allers-retours. La dernière mise à jour de Tomb Raider I-III Remastered sur iPhone et iPad ne réécrit pas les aventures de Lara Croft : elle leur apporte quelques outils pour éviter que l’archéologie ne tourne trop souvent à la chasse aux pixels.

Le principe reste celui des trois premiers Tomb Raider : Lara Croft parcourt des tombeaux, ruines et paysages dangereux en vue à la troisième personne, résout des énigmes de décor, cherche des clés et des secrets, puis compose avec des ennemis et des pièges. Cette compilation rassemble les trois jeux originaux, leurs extensions et leurs niveaux supplémentaires, avec le choix entre l’habillage remasterisé et le rendu polygonal d’époque.
Je ne vais pas vous vendre ici un test déguisé : je n’ai pas installé cette version. Mais les ajouts annoncés ciblent des irritants très concrets pour une trilogie née avec les consoles des années 1990, quand trouver un bouton mal éclairé faisait presque partie du contrat.
Une lampe torche, des objets visibles et des polygones à 60 i/s
La version 1.2.0 ajoute d’abord un curseur de luminosité utilisable dans les trois épisodes. Cela paraît modeste, mais ces jeux passent une bonne partie de leur temps sous terre, entre temples, galeries et salles dont les recoins cachent volontiers un mécanisme essentiel. Le réglage devrait surtout permettre d’adapter l’image à l’écran et à l’environnement dans lequel vous jouez, plutôt que de subir une pénombre pensée pour un vieux téléviseur.
Autre option : les objets à ramasser peuvent désormais être mis en évidence lorsque les graphismes remasterisés sont activés. C’est précisément le genre de correction qui évite de confondre une trousse de soins avec un bout de décor. Les puristes pourront sans doute y voir une aide de trop ; les autres y verront surtout une façon plus directe de consacrer leur attention aux énigmes plutôt qu’au camouflage involontaire des pickups.
Enfin, le mode graphique original reçoit une option à 60 images par seconde. Ce n’est pas un passage généralisé du remaster à 60 i/s : l’option concerne explicitement l’affichage d’époque. À chacun de décider s’il préfère les modèles anguleux et leur rythme potentiellement plus élevé, ou les textures et éclairages modernisés.

Une collection qui laisse les vieilles mécaniques à leur place
Le précédent ajout important, le mode Défi, est toujours de la partie. Il propose de rejouer des niveaux avec des modificateurs et des objectifs à remplir ; les réussites déverrouillent dix tenues qui modifient les capacités de Lara. À côté, un mode Photo permet de placer l’héroïne dans 21 poses, avec les armes et tenues déjà débloquées.
Les captures officielles donnent une bonne idée de l’amplitude de la compilation : Lara apparaît en tenue turquoise dans des ruines rocheuses, sur un quad vert au milieu d’une végétation tropicale, ou face à un tombeau aux motifs égyptiens dorés. On aperçoit aussi un kayak lancé dans une cascade et un aigle dans le ciel. Les couleurs sont franches, les environnements alternent roche, jungle et intérieurs funéraires, et aucune interface ne vient encombrer les images diffusées. Le résultat affiché est donc loin de l’uniformité grise de certains souvenirs de la première PlayStation, tout en gardant une architecture très découpée et reconnaissable.
Cette mise à jour ne promet pas de transformer la structure des jeux. Les déplacements méthodiques, les sauts à mesurer et les énigmes parfois peu bavardes restent le cœur du programme. Si vous cherchez un jeu d’action moderne qui vous indique constamment où aller, mieux vaut passer votre chemin. Si l’idée d’explorer des niveaux-labyrinthes, de revenir sur vos pas et de fouiller chaque corniche vous parle encore, cette trilogie a exactement cela à offrir.

Les retours sont enthousiastes, mais pas parfaitement lisses
Les premiers avis français dessinent un tableau partagé. Plusieurs joueurs saluent le portage, le basculement entre graphismes modernes et anciens, ainsi que la vague nostalgique intacte ; l’un d’eux parle d’un « très bon portage ». D’autres signalent cependant des bugs. Un avis mentionne notamment l’affichage persistant de la barre de titre d’iPadOS sur un iPad Air 13 pouces, tandis qu’un autre évoque encore quelques soucis ponctuels. Avec seulement 17 notes, pour une moyenne affichée de 4,06/5, il faut lire ces retours comme des témoignages, pas comme un verdict définitif.
Le téléchargement est gratuit sur l’App Store, sur iPhone et iPad, pour un fichier d’environ 178 Mo. Un commentaire reproche toutefois de devoir acheter les jeux séparément et de ne pas l’avoir compris avant de télécharger. C’est donc un point à vérifier attentivement avant de sortir la carte bancaire, plutôt que de supposer que « gratuit » signifie que toute la trilogie est offerte. L’application réclame au minimum iOS ou iPadOS 26.2 et porte une classification 17+.
Cette 1.2. Elle fait plus utile : elle rend les trois anciennes un peu plus lisibles sur écran tactile, sans prétendre les moderniser de force. Les nostalgiques qui avaient déjà repéré les ruines y trouveront des options pratiques ; les curieux, eux, savent maintenant mieux à quoi s’attendre avant de plonger.

Source : Aspyr Media, Inc.