
Vous avez enfin décroché un boulot de livreur de pizzas, puis votre voiture finit dans un stand de rue et vous partez peut-être chercher un vaisseau spatial. Voilà le genre de journée que Wobbly Life met sur la table. Le jeu prend la formule de la grande ville ouverte, lui retire les flingues et le sérieux, puis la confie à des bonshommes jaunes tout ronds dont les maladresses physiques font partie du programme.

Le principe tient en une phrase : chassé de chez Mamie, votre personnage doit enchaîner les métiers, gagner de l’argent et le dépenser dans une île ouverte remplie de véhicules, de maisons, de missions et d’activités à plusieurs. Wobbly Life est donc un bac à sable familial qui a compris qu’un camion de restauration rose et un saut dans l’espace racontent souvent mieux une aventure qu’une cinématique de trois minutes.
Un GTA qui a rangé son costard
Ne cherchez pas ici une copie miniature de Los Santos. Le studio vise une cour de récréation en 3D stylisée, avec une physique volontairement chancelante et un monde où l’on peut autant travailler que provoquer un joyeux désordre. Plus de vingt métiers sont annoncés : livraison, missions diverses et, au bout de la route, un entraînement d’astronaute pour décoller vers l’espace. Des quêtes d’histoire, des secrets et des mini-jeux doivent aussi donner une direction à ceux qui ne savent pas quoi faire d’un monde ouvert quand personne ne leur pointe une flèche géante.
L’argent récolté sert à acheter une maison, des objets de personnalisation, des animaux de compagnie et des véhicules. Les chiffres affichés donnent l’ampleur de la boîte à jouets : plus de 500 vêtements et plus de 90 véhicules à débloquer ou conduire. Les amateurs de collection auront donc de quoi cocher des cases ; les joueurs qui ne jurent que par une campagne très écrite risquent plutôt de voir une longue liste de distractions.

Une île en carton-pâte, pas une ville sous filtre gris
Les captures officielles montrent une 3D cartoon très colorée, vue à la troisième personne. On y aperçoit des routes, des bâtiments, de petits véhicules orange, une ville baignée de soleil et ce fameux food truck rose et blanc. Les personnages ont des formes simples et rebondies, à mi-chemin entre le jouet en plastique et le bonhomme de dessin animé. Une créature verte à plusieurs yeux traîne aussi dans le décor, histoire de rappeler que l’île ne se limite pas à remplir des formulaires d’embauche.
Le contraste est net dans la scène spatiale : décor sombre, structures futuristes et éclairages bleus remplacent les rues ensoleillées. Les images n’affichent pas d’interface de jeu identifiable, seulement des textes promotionnels en français ; elles donnent donc surtout une idée du ton visuel et des lieux visités, pas de la façon dont les missions s’organisent une fois la partie lancée. Je ne l’ai pas installé : il faut prendre Wobbly Life pour ce qu’il annonce et ce que ses images exposent, pas pour une promesse de précision ou de durée de vie que ces éléments ne permettent pas de vérifier.

À plusieurs, ou pour remplir son garage
Le multijoueur est au cœur de la proposition. Wobbly Life prévoit de réunir des amis sur mobile pour explorer l’île, faire des activités et se lancer des défis. Il propose aussi des classements Game Center autour de la fortune accumulée, des métiers, des courses et d’un mode Wobble Run. C’est typiquement le terrain des bandes qui aiment se fixer leur propre objectif — organiser une course absurde, visiter toutes les maisons, empiler les véhicules — plutôt que suivre docilement une mission principale.
Vous devriez y trouver votre compte si vous cherchez un jeu à partager avec des enfants ou des amis, si les mondes ouverts remplis de secrets vous parlent, et si l’aspect volontairement brinquebalant vous amuse sur le papier. En revanche, passez votre chemin si vous attendez un jeu de crime réaliste, une conduite millimétrée ou une aventure qui se prend au sérieux. Wobbly Life vend du bazar organisé, pas une simulation urbaine.
8,99 € pour entrer sur l’île
Wobbly Life est vendu 8,99 € sur l’App Store : c’est un jeu payant, et non un téléchargement gratuit à essayer avant de sortir la carte bancaire. Il est compatible avec les iPhone et iPad sous iOS ou iPadOS 15 au minimum, pèse environ 1,7 Go et porte une classification 9+. Si l’idée d’un monde ouvert à explorer en solo ou avec des proches vous attire davantage que le réalisme, c’est un ticket d’entrée clair. Si vous vouliez un GTA de poche, gardez vos 8,99 € : ce n’est tout simplement pas son numéro.

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Source : CURVE DIGITAL PUBLISHING LIMITED