
Vous avez un dossier entier de photos à convertir, des métadonnées à compléter ou un même repère à poser sur cinquante images. Faire le travail fichier par fichier est le genre de tâche que l’on remet au lendemain, puis que l’on finit par bâcler. GraphicConverter 12 est pensé pour ce terrain-là : sur Mac, il sert à parcourir, classer, retoucher, renommer et convertir des images, avec des traitements appliqués à tout un dossier.

La version 12.5.3, publiée le 20 août, renforce précisément cette partie automatisée. Elle permet désormais d’ajouter par lots une ligne, un rectangle, une ellipse ou une ellipse remplie. Elle peut aussi définir des balises et concaténer des fichiers dans le dossier source. Ce ne sont pas des nouveautés destinées à transformer une photo de vacances en affiche : elles visent plutôt les personnes qui préparent des séries d’images pour un site, une archive, une documentation ou un catalogue.
Un bureau chargé, fait pour les dossiers d’images
Les captures officielles montrent une interface de bureau sombre, organisée comme un outil de travail plutôt que comme une galerie épurée. À gauche, une arborescence de dossiers ; au centre, une grille de vignettes ; à droite ou dans la zone principale, l’aperçu agrandi et les réglages. Barre de menus, barre d’outils, panneaux d’informations et fenêtres d’édition restent visibles en même temps.
On y voit des photos de galets, de plages et de montagnes, ainsi qu’une composition de trois portraits dans une fenêtre d’édition. Une autre image montre une fenêtre de conversion avec une barre de progression. L’ensemble est gris anthracite autour de clichés aux bleus, verts, tons sable et lumières dorées. Les captures affichent l’interface en anglais, même si l’application est proposée dans 14 langues.

Cette densité a une conséquence simple : GraphicConverter ne cherche pas à remplacer l’application Photos pour retrouver trois images et les partager. Il rassemble plutôt de nombreux outils dans une même fenêtre, notamment pour travailler les données Exif, IPTC, XMP ou GPS sans devoir ouvrir chaque fichier dans un éditeur séparé.
Le lot plutôt que le geste répété
Le cœur du logiciel reste son moteur de traitement par lots. Le studio annonce la lecture de 260 formats d’image et l’enregistrement dans 80 formats. Pour un photographe qui récupère de vieux fichiers, pour une association qui numérise ses archives ou pour quelqu’un qui doit fournir les mêmes visuels en JPEG, PNG et WebP, c’est l’argument le plus concret : préparer une série d’actions, puis les appliquer à un ensemble de fichiers.
La mise à jour ajoute aussi l’import du format MIX et la prise en charge de la balise Exif 3.1. Les catalogues peuvent être enregistrés à côté des dossiers, et l’application propose un accès amélioré à la photothèque Photos. Les utilisateurs de Mac récents trouvent également de nouvelles options HDR sous macOS Tahoe et versions ultérieures.
Quelques ajustements sont moins visibles, mais utiles à qui annote ses images : l’historique annuler/rétablir pendant l’édition d’une zone de texte a été amélioré, les commentaires Spotlight peuvent dépasser 255 caractères, et une option permet de conserver les commentaires lors de l’export en PNG. GraphicConverter corrige aussi des problèmes pouvant toucher la création HTML, certains commentaires contenant des guillemets et l’extraction de JPEG intégrés à des fichiers RAW.

À qui les 34,99 € peuvent servir
GraphicConverter 12 est vendu 34,99 € sur le Mac App Store. C’est un achat payant, et la mise à jour 12.5.3 est gratuite pour les clients déjà équipés. Il fonctionne sur Mac à partir de macOS 10.13 et occupe environ 191 Mo. Ce prix se défend surtout si vous avez régulièrement des lots de fichiers à convertir, à renommer ou à documenter, ou si les formats peu courants font partie de votre quotidien.
En revanche, si votre besoin se limite à recadrer une image, enlever les yeux rouges ou exporter occasionnellement une photo en JPEG, l’app déjà présente sur votre Mac et Aperçu suffisent probablement. Payer pour un outil aussi rempli de panneaux et d’options n’aurait alors guère de sens.
Le seul avis français publié sur l’App Store est très favorable : son auteur dit ne pas pouvoir travailler sans l’application et salue notamment l’assistance. Un témoignage unique ne permet pas d’en tirer une conclusion générale, mais il correspond au profil visé par ce logiciel : quelqu’un qui en fait un outil de production récurrent, pas une application ouverte deux fois par an.

Une mise à jour utile sans changer la nature du logiciel
Cette version ne rend pas GraphicConverter plus simple ni plus léger. Elle étoffe un logiciel déjà très vaste, avec de nouvelles actions de lot, des réglages HDR et une meilleure gestion de fichiers et de métadonnées. Si vous possédez déjà GraphicConverter et que vous annotez ou convertissez des séries d’images, la mise à jour a des raisons concrètes d’être installée. Si vous cherchez avant tout un éditeur photo minimaliste, ce n’est pas la bonne porte d’entrée.
Source : Lemke Software GmbH