
Décrire une scène d’accident, un incendie ou l’état d’une personne blessée n’est pas toujours simple pendant un appel d’urgence. Au Brésil, les détenteurs d’un iPhone compatible disposent désormais d’un canal supplémentaire : les centres de communications d’urgence peuvent leur proposer de transmettre des images afin de mieux apprécier la situation.
RapidSOS annonce l’intégration, à l’échelle du pays, d’Apple Emergency SOS Live Video à sa plateforme destinée aux services d’urgence. Lors d’un appel au 190, l’opérateur peut ainsi inviter l’appelant à lancer un partage vidéo en direct depuis son iPhone.
La vidéo est proposée par l’opérateur, jamais imposée
Cette fonction ne s’active pas seule au début d’un appel. D’après Apple, c’est le centre d’urgence qui adresse une demande de partage pendant la conversation. La personne qui appelle décide alors d’accepter ou de décliner l’invitation.
Le dispositif ne se limite pas au flux de la caméra : il peut aussi servir à envoyer des photos et des vidéos déjà enregistrées sur l’iPhone. Apple précise que les services d’urgence sont susceptibles de conserver une copie des contenus transmis. L’intérêt est de permettre à l’opérateur de voir, par exemple, l’environnement immédiat ou des éléments difficiles à expliquer oralement.

Quels iPhone peuvent utiliser Emergency SOS Live Video ?
Apple réserve Emergency SOS Live Video aux iPhone 14 et aux modèles plus récents, sous réserve des limites liées à l’appareil et aux conditions d’utilisation. Dans les faits, l’option intervient uniquement lorsqu’un centre d’urgence compatible la sollicite : elle ne remplace donc pas l’appel, mais peut compléter les informations données à voix haute.
Michael Martin, fondateur et directeur général de RapidSOS, rappelle que cette capacité avait été mise en place aux États-Unis avec iOS 18 en septembre 2024. Le Brésil devient ainsi un nouveau territoire couvert par cette intégration avec les infrastructures locales de secours.
Ce que ça change pour les utilisateurs
Dans une urgence, une image peut aider à rendre une situation plus compréhensible lorsqu’il est difficile de décrire un lieu, des dégâts ou l’état d’une victime. Le contrôle reste toutefois du côté de l’appelant, qui choisit ce qu’il souhaite partager après la demande du service d’urgence.
Pour les résidents comme pour les voyageurs au Brésil, le réflexe demeure d’appeler les secours. Le partage vidéo constitue ensuite une possibilité supplémentaire, proposée par l’opérateur lorsqu’elle peut être utile à la prise en charge.
Source : RapidSOS — billet officiel de blog