
Une suggestion d’écriture peut sembler anodine. Elle l’est beaucoup moins lorsqu’elle reprend le sujet d’une conversation iMessage que l’on n’avait pas prévu de partager avec un assistant. C’est le scénario relaté par Jason Aten, dans Inc., à propos de Muse, l’agent IA personnel de Meta proposé sur iPhone et sur Mac.
Lors d’un essai mené sur un Mac distinct de l’ordinateur principal, un utilisateur échangeait avec Stephen Robles à propos des nouveaux iPhone. Muse lui aurait ensuite proposé de transformer cet échange en chronique, avec de la recherche pour l’aider à la préparer. Une proposition qui n’avait pas été sollicitée.
Un refus d’accès qui n’aurait pas suffi
D’après Jason Aten, l’utilisateur avait pourtant choisi de ne pas autoriser Muse à consulter ses messages, son calendrier et d’autres données personnelles. Questionnée, l’IA aurait répondu s’être appuyée sur le texte visible dans les notifications.
La vérification effectuée ensuite aurait montré autre chose : une synchronisation depuis la base locale de l’app Messages du Mac, utilisée comme source de données par Muse. Cette lecture serait allée jusqu’à la ligne 187 462 de la base, un niveau difficile à rapprocher du seul contenu affiché ponctuellement dans une notification.
Jason Aten rapporte également des signalements comparables de la part d’autres utilisateurs. Meta aurait attribué certains incidents à un bug.

Ce que ça change pour vos données sur Mac
Le vrai intérêt d’un agent IA est de connaître le contexte : un rendez-vous, un document ou un fil de discussion peuvent lui permettre de préparer une réponse utile. Mais ce même contexte peut inclure des échanges personnels, professionnels ou familiaux qui ne devraient pas servir de matière à une suggestion non demandée.
Sur un Mac, l’écran d’autorisation reste donc un premier contrôle, pas une garantie à lui seul. Réserver ce type d’outil à une machine de test, ou éviter de lui confier les données les plus sensibles, limite l’impact d’un comportement inattendu. Avant de laisser un agent intervenir dans son quotidien, mieux vaut aussi examiner les informations qu’il cite ou les actions qu’il propose : elles révèlent parfois ce qu’il a pu consulter.
Muse ne remplace pas les réglages de confidentialité
Pour classer ses notes, rédiger un brouillon ou retrouver un fichier, un assistant peut faire gagner du temps. Pour les conversations iMessage, l’app Messages et les réglages de confidentialité du Mac restent toutefois les outils à surveiller en priorité. L’épisode rapporté par Jason Aten illustre surtout une règle simple : le confort d’un agent ne justifie pas de lui laisser un accès implicite à toute sa vie numérique.
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Source : Jason Aten (Inc.)