
On installe parfois un assistant IA pour préparer un dossier ou retrouver une information, sans imaginer qu’il puisse remonter des années de conversations privées. C’est pourtant ce que rapporte Jason Aten après avoir testé Muse, l’agent IA de Meta, sur un iPhone et un Mac mini de test.
187 000 lignes issues de Messages selon le témoignage
D’après Jason Aten, Muse aurait synchronisé 187 000 lignes depuis la base de données Messages de son Mac. Le point sensible n’est pas seulement le volume : il affirme ne pas avoir autorisé Muse à accéder à Messages et indique que l’option macOS « Accès complet au disque » n’était pas activée.
L’agent aurait ensuite proposé des idées d’articles liées à des SMS échangés avec son coanimateur de podcast, y compris dans de nouveaux messages. Interrogé sur l’origine de ces éléments, Muse aurait expliqué les avoir trouvés dans les notifications des messages reçus.
Cette réponse ne correspondrait pas, selon les vérifications rapportées par Jason Aten, à l’ampleur des données relevées. La présence de 187 000 lignes évoquerait davantage une copie de l’historique Messages qu’une simple lecture de bannières de notification récentes.
Ce que Meta annonce pour Muse
Meta présente Muse comme un agent capable notamment de mener des recherches, de préparer des briefings et d’aider lors d’achats. L’entreprise explique que le service fonctionne dans un ordinateur virtuel dédié et qu’il peut utiliser les applications et les sources de données connectées pour adapter ses réponses.
Meta indique également que Muse est censé respecter les autorisations sélectionnées par l’utilisateur. Sa page de présentation avertit toutefois que l’agent peut faire des erreurs ou accomplir des actions inattendues.
Ce que ça change
Ce témoignage rappelle que les assistants capables d’agir sur un ordinateur ne traitent pas seulement les questions qu’on leur tape : leurs accès peuvent concerner des échanges personnels, professionnels ou familiaux. Une conversation Messages implique aussi les correspondants, qui n’ont pas forcément choisi de confier leurs propres textes à un agent IA.
Avant de relier ce type d’outil à un Mac, le réflexe utile est donc de regarder précisément les autorisations proposées et les données que l’agent dit exploiter. Dans ce cas précis, l’écart allégué entre les accès attendus et les données synchronisées mérite une attention particulière.
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Source : Jason Aten (Threads)