
Être propulsé dans un autre monde, c’est déjà compliqué. Y débarquer sans ses pouvoirs, accusé d’un crime et expédié sur une île perdue, c’est le genre de lundi matin que Shaw aurait volontiers évité. RPG Isekai Rondo Otogi reprend ce héros venu d’un précédent épisode et l’envoie cette fois à Nakatsunokuni, un royaume nourri de folklore japonais.

Le principe tient en une phrase : vous faites progresser Shaw dans un JRPG au tour par tour, en explorant des donjons, en forgeant son équipement et en accumulant des compétences passives jusqu’à le transformer en onmyoji redoutable.
Le jeu arrivera le 8 octobre sur iPhone et iPad, directement dans Apple Arcade. Il est donc inclus dans l’abonnement Apple, sans prix d’achat individuel à ajouter au moment du téléchargement. Comptez environ 1 Go d’espace libre, ce qui reste raisonnable pour un RPG avec ses cartes, ses menus et ses illustrations.
Un isekai qui change de quai
Le terme « isekai » désigne habituellement ces récits où un personnage de notre monde se retrouve parachuté dans un univers fantastique. Ici, le trajet est un peu moins balisé : Shaw venait initialement du Japon moderne, mais il arrive à Nakatsunokuni depuis Facultas, le monde où se déroulait son aventure précédente. Ses statistiques et ses aptitudes passives ont été remises à plat ; la machine à devenir absurdement puissant repart donc du début.
Son exil prend fin lorsqu’il croise Yomi, une prêtresse, puis l’histoire le conduit à travers un pays où les figures des contes japonais existent pour de bon. Le programme annonce notamment des clins d’œil à Momotaro et au Conte du coupeur de bambou. Pas besoin d’attendre une relecture historique du Japon : on est dans la fantasy de JRPG, avec mythes, monstres et enjeux entre deux mondes.
Cette quête de puissance est centrale. Shaw doit empiler des compétences passives, améliorer ses caractéristiques et passer par la forge pour renforcer armes et armures. Le donjon de Yomotsu, présenté comme une zone à plusieurs étages, sert de terrain pour récupérer des ressources, ouvrir des coffres et pousser plus loin l’amélioration du héros.

Pixel art, boîtes de dialogue et grands panneaux de stats
Les images officielles montrent un RPG en pixel art 2D vu de dessus. Les villages alignent bâtiments de bois, végétation et décors japonais stylisés ; les donjons, eux, se referment autour de murs, couloirs et coffres. La palette passe volontiers des verts aux violets et aux teintes chaudes, avec des créatures fantastiques qui occupent les zones de combat.
Entre les séquences de jeu, le titre affiche de grands portraits de personnages à l’allure anime, dont un héros aux cheveux violets que l’on recroise dans plusieurs scènes. L’interface est très présente : fenêtres de dialogue, explications, icônes, listes de compétences, équipement et panneaux de statistiques. Un écran de forge confirme la place donnée à la fabrication et à l’optimisation plutôt qu’à la seule progression scénaristique.
Les captures et l’interface actuellement montrées sont en anglais. La version anglaise est bien prévue au lancement, mais mieux vaut le savoir avant de se lancer dans les descriptions de talents et les lignes de dialogue : le jeu ne semble pas conçu pour qui cherche impérativement un JRPG en français.

Pour les amateurs de progression, pas pour les allergiques aux grind
RPG Isekai Rondo Otogi vise clairement les joueurs qui aiment voir des chiffres monter, comparer deux pièces d’armure et préparer un héros de plus en plus spécialisé. Si votre plaisir consiste à construire un personnage au fil des donjons, le mélange combats au tour par tour, passifs à collectionner et forge a de quoi attirer l’œil. Le cadre des légendes japonaises lui donne aussi une couleur plus précise que le royaume médiéval-fantastique interchangeable.
En revanche, passez votre chemin si le mot « isekai » vous fait immédiatement lever les yeux au ciel, ou si les boucles de farm et les écrans de statistiques vous fatiguent avant même le premier combat. Le scénario annonce explicitement une remontée de zéro vers une puissance démesurée : ce n’est pas un détail de décor, c’est le moteur du jeu. Ceux qui cherchent un RPG minimaliste ou une aventure sans gestion d’équipement risquent donc de trouver beaucoup de panneaux et de systèmes à traverser.
Pour y jouer, il faudra au minimum iOS ou iPadOS 15. Le studio cible les iPhone plus récents que l’iPhone XS ainsi que les iPad à partir de la 8e génération ; sur iPad mini 5 et iPad Air 3, un réglage privilégiant la vitesse est recommandé. Voilà un JRPG Apple Arcade qui ne cache pas sa famille : du pixel art, des tours de combat, un donjon à approfondir et un héros condamné à devenir trop fort. À vous de voir si c’est précisément ce que vous aviez envie de lancer dans le métro.

Source : Kotobuki Solution Co., Ltd.