
Le scarabée avance, la grenouille attend au milieu du terrain, et votre petite armée d’insectes n’a que cinquante tours pour éviter de finir en amuse-bouche. Bug Squad Tactics est un auto-battler roguelike où l’on compose une escouade de cinq bestioles, les place sur le champ de bataille, leur attribue des améliorations, puis les regarde résoudre le combat à leur manière.

L’idée n’est donc pas de tapoter frénétiquement au bon moment. Ici, le combat est automatique et se joue au tour par tour : le vrai terrain de jeu se trouve avant l’affrontement, dans le choix des insectes, leur position et les effets passifs capables de se déclencher les uns les autres. Un cousin plus posé des jeux de stratégie à escouade, avec une colonie d’insectes à la place des chevaliers et des robots.
Cinq bestioles contre cinq, et une grenouille au bout
Chaque tentative oppose votre groupe à cinq ennemis, avec une limite globale de cinquante tours pour les éliminer. Une première défaite laisse apparemment une possibilité de repartir ; la seconde met fin à la tentative. Le but est d’atteindre notamment une imposante grenouille, visible dans les images du jeu, qui joue le rôle de gros obstacle au milieu de cette guerre miniature.
Le studio annonce trente insectes jouables et soixante capacités passives. La promesse tient surtout dans leurs associations : un effet peut renforcer un voisin, prolonger une action ou déclencher une autre compétence. Déplacer une unité n’est donc pas seulement une affaire de première ligne et d’arrière-garde ; la formation sert aussi à connecter les bonus entre eux. Les joueurs qui aiment passer quelques minutes à retourner une composition dans tous les sens avant d’appuyer sur « combat » devraient immédiatement voir de quoi il retourne.
Pas de compte à rebours pendant la préparation, précise le jeu. C’est un détail important pour ceux que les auto-battlers à décisions chronométrées fatiguent : Bug Squad Tactics propose de réfléchir sans voir une jauge vider son sable à côté de l’escouade.

Une progression qui ne repart pas complètement de zéro
Comme dans beaucoup de roguelikes, une défaite impose de reconstruire son équipe et de retrouver les améliorations obtenues pendant la partie. La nourriture gagnée au fil d’une tentative sert à améliorer des statistiques ou à récupérer des capacités. Des fruits peuvent aussi faire monter temporairement le niveau d’étoiles d’un insecte.
Mais Bug Squad Tactics ne s’arrête pas au cycle classique « une partie, tout disparaît ». Les insectes possèdent un niveau d’étoiles permanent, jusqu’à six, qui survit aux tentatives. Cette progression passe par un système de gacha : les tirages fournissent les améliorations d’étoiles durables. C’est le point à regarder de près avant de s’investir, car le jeu est gratuit. Le principe ne cache pas son ambition : donner envie d’améliorer durablement certaines unités, alors que les bonus récoltés en partie, eux, seront perdus à la défaite.
Impossible, sur cette seule base, de savoir à quel point ce gacha pèsera sur le rythme de progression ou sur les achats éventuels. En revanche, son existence change clairement la nature du roguelike : ce n’est pas une succession de runs totalement équitables, puisque la collection et les étoiles accumulées d’une partie à l’autre comptent.

Une forêt en carton animé, pas un bestiaire réaliste
Les captures officielles montrent une 2D très colorée, avec une forêt dense noyée de verts, de bleus et de jaunes. Les insectes sont dessinés comme des personnages de cartoon, avec de gros sprites détaillés et des silhouettes faciles à distinguer. Le terrain est vu de côté ; les unités y sont disposées en lignes, avec des chiffres flottant au-dessus d’elles pour signaler leurs valeurs ou effets.
Hors combat, l’interface enchaîne cartes de campagne, portraits d’insectes, menus à icônes et fenêtres de récompense — dont une grappe violette bien visible. L’ensemble a l’air volontairement léger et ludique plutôt que naturaliste : ne venez pas chercher un documentaire sur les coléoptères, mais une boîte à combos déguisée en sous-bois. L’interface visible est en anglais ; les informations de l’App Store indiquent une seule langue disponible, un point à ne pas négliger si vous préférez tout lire en français.

Pour les bricoleurs de synergies, pas pour les allergiques au hasard
Bug Squad Tactics vise d’abord les amateurs de compositions, de placements et de petits engrenages qui finissent par faire beaucoup de dégâts. Si vous appréciez l’idée de bâtir une équipe, d’essayer une autre disposition après un échec et de voir une stratégie se dérouler automatiquement, le concept est lisible et plutôt ciblé.
À l’inverse, passez votre chemin si vous voulez contrôler chaque attaque, si les mécaniques de tirage vous agacent, ou si un roguelike doit impérativement remettre tous les joueurs à zéro à chaque run. Le jeu est gratuit sur iPhone et iPad, demande iOS ou iPadOS 15 au minimum, pèse environ 398 Mo et est classé 12+. Voilà une proposition claire : des batailles automatiques, des insectes à collectionner et beaucoup de place laissée au placement. À vous de voir si cette fourmilière stratégique mérite une place sur votre écran.
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Source : Adisoft Gaming Co., LTD