
Un Mac mini plus réactif dans les tâches exigeantes ne dépend pas uniquement de la fréquence de sa puce. La façon dont ses cœurs accèdent aux données compte tout autant. En analysant les clichés du silicium du M6, High Yield et SemiAnalysis relèvent qu’Apple a réduit la surface de sa puce tout en y intégrant plus de ressources de calcul et de mémoire cache.
Une puce plus petite, avec davantage de place utile
Le M6 est fabriqué avec le procédé N2 de TSMC, en 2 nm, alors que le M5 reposait sur le N3P. D’après High Yield et SemiAnalysis, le M6 mesure 12,8 × 11,06 mm, soit 141,6 mm², contre 12,75 × 12,08 mm et 154 mm² pour le M5. En clair, Apple fait tenir davantage d’éléments dans une surface inférieure.
La partie graphique évolue notamment : le GPU du M6 embarque deux cœurs supplémentaires. Chaque cœur occuperait environ 10 % d’espace en moins que son équivalent sur le M5. Le cache système reste en revanche à 16 Mo. Côté mémoire, les configurations avec 16 Go conservent une DRAM à 9 600 MT/s et la même bande passante que le M5. Les versions dotées de 24 ou 32 Go passent à 10 667 MT/s, pour atteindre 170 Go/s de bande passante.
Le CPU change d’équilibre et renforce ses caches
Apple modifie aussi la composition du processeur central. Le M5 associait quatre cœurs « super » à six cœurs d’efficacité ; le M6 compte deux cœurs super, quatre cœurs de performance et six cœurs d’efficacité. Les deux cœurs super reçoivent chacun 1,5 Mo de cache L2 dédié, soit 50 % de plus que précédemment.
Selon l’analyse, ces cœurs super et les quatre cœurs de performance s’appuient sur deux caches L2 partagés de 10 Mo. Les six cœurs d’efficacité restent dans un groupe distinct, avec 8 Mo de cache partagé au lieu de 6 Mo sur le M5, ainsi qu’une unité AMX destinée aux calculs matriciels. Le Neural Engine double également son nombre de cœurs, répartis plus symétriquement autour d’une zone de contrôle centrale.
Ce que ça change
Pour l’utilisateur, une mémoire cache plus généreuse peut aider les cœurs à récupérer plus vite les données dont ils ont besoin, notamment durant les usages soutenus. L’ajout de cœurs GPU et la hausse de bande passante sur certaines configurations mémoire donnent aussi davantage de marge aux travaux graphiques et aux tâches lourdes.
High Yield et SemiAnalysis observent par ailleurs six voies rapides dans la partie entrées-sorties, qui pourraient correspondre à du PCIe Gen 4 et partager leur conception avec les PHY Thunderbolt. Si cette interprétation se confirme, le M6 progresserait sur ce point face aux trois voies PCIe Gen 4 et deux voies PCIe Gen 3 relevées sur le M5.
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Source : High Yield et SemiAnalysis (YouTube)