
Vous récoltez trois navets, les posez sur une étagère, fixez leur prix… puis partez casser du minerai dans le trou qui s’ouvre au fond du champ. Duskroot ne sépare pas vraiment le travail agricole du reste : ici, la ferme nourrit la boutique, la boutique finance les outils, et la mine promet de quoi recommencer le lendemain.

Le principe tient en une phrase : vous héritez d’une ferme, cultivez et vendez votre production dans votre propre échoppe, tout en descendant sous terre pour miner et combattre. Le titre de Midknight Entertainment reprend donc la grande famille des simulations agricoles à la Stardew Valley, avec ce mélange très reconnaissable de plantations, habitants du village, pêche, ressources et expéditions nocturnes.
Des pommes, du lait et des truffes dans l’équation
La récente mise à jour mise en avant pour Duskroot élargit surtout ce qui pousse — ou gambade — à la surface. Les vergers permettent de planter des arbres fruitiers, notamment des pommiers, tandis que les animaux deviennent une autre source de marchandises : lait pour les uns, truffes dénichées par un cochon pour les autres. Ce ne sont pas juste des décorations de grange : l’idée est bien d’ajouter de nouvelles productions à écouler dans le magasin.
Cette boutique est l’une des particularités annoncées par le jeu. Vous placez un objet sur un rayon et choisissez son tarif, sans catalogue qui vous révélerait la valeur exacte de chaque produit. Les villageois viennent regarder, achètent ou grimacent selon le prix demandé. Duskroot propose donc une petite couche de marchandage là où beaucoup de jeux du genre se contentent d’une caisse d’expédition automatique.
La version 1.1.30, publiée le 9 octobre, s’occupe quant à elle de détails plus terre à terre : les textes du livre de prix, de la liste du forgeron et de la charrette du marchand restent lisibles sur les petits iPhone, et deux quêtes accordent désormais correctement leur expérience de pioche. Pas de quoi refaire la ferme de fond en comble, mais c’est le genre de retouche qui concerne directement les écrans compacts.

La pioche d’une main, l’épée de l’autre
Le sous-sol n’est pas un simple entrepôt à minerai. Duskroot y place des galeries avec des rochers, des minerais, des slimes et des squelettes, à explorer avec une pioche, une épée et un arc que l’on maintient pour bander. Rester après minuit ou tomber au combat a un prix : une partie de l’inventaire est abandonnée dans la mine. Voilà le versant plus aventureux du jeu, sans quitter la boucle récolter-vendre-améliorer.
Les activités alimentent un seul arbre de compétences ramifié. Agriculture, combat, minage, pêche et négociation versent leurs étoiles dans le même réservoir, puis vous choisissez les embranchements à débloquer. Pas de classe à sélectionner au départ : le personnage se dessine au fil des dépenses. Sur l’écran dédié, cet arbre lumineux se détache d’un ciel presque noir, avec lune et éclairages jaunes ; c’est visuellement l’image la plus éloignée de la paisible parcelle de départ.
Les captures montrent d’ailleurs un jeu en pixel art 2D, vu de dessus. La ferme et la boutique jouent une palette chaude, terreuse, avec clôtures, rangées de cultures, étals et petits personnages. La mine bascule vers des bleus sombres. Sur iPhone, l’interface affiche un joystick virtuel à gauche, les boutons d’action à droite, une barre d’indicateurs en haut et des textes de narration dans le bas de l’écran. L’interface visible est en anglais : mieux vaut être à l’aise avec cette langue pour les quêtes, les prix et les dialogues.

Gratuit, mais pas sans publicité proposée
Duskroot est téléchargeable gratuitement sur iPhone et iPad, à partir d’iOS et iPadOS 15, pour environ 332 Mo. Le jeu annonce ne pas verrouiller sa progression derrière un paywall. Deux coups de pouce peuvent toutefois être obtenus via une courte publicité : un indice pour la boutique, ou une aide après une chute dans la mine. Ces publicités sont facultatives et limitées ; un achat intégré, le Rootkeeper’s Pact, les retire tout en gardant les aides. D’autres achats concernent un animal de compagnie et un élément décoratif pour l’arbre de compétences, présentés comme purement cosmétiques.
À qui cela parle ? À celles et ceux qui aiment organiser une petite économie de village, comparer les cultures rentables et voir leur ferme s’étendre avec des animaux et des arbres. Le système de prix à découvrir devrait aussi intéresser les joueurs qui veulent autre chose qu’un bouton « vendre tout ». En revanche, si vous cherchez un récit très écrit, une simulation réaliste ou un jeu sans aucune mécanique de combat, le détour par la mine et son risque de perte de ressources risque de moins vous convenir.
Il faut aussi garder en tête ce que Duskroot montre clairement : c’est un jeu qui assume ses références, jusque dans son assemblage ferme-village-mine. Son angle propre semble être cette boutique où l’on doit estimer soi-même le bon prix, désormais alimentée par des vergers et de l’élevage. Si cette boucle vous parle, le téléchargement gratuit permet de voir si vous avez l’âme d’un commerçant de navets — avec une épée sous le comptoir.

À lire aussi
Source : Midknight Entertainment LTD.