
Relancer un dé, c’est souvent le moment où l’on serre les dents, où l’on prie vaguement tous les dieux du hasard et où l’on obtient, évidemment, un autre 2. Dice of Kalma décide désormais de faire de cette relance un vrai choix de construction : sa mise à jour 2.0, baptisée Dicebound Destiny, ajoute onze pouvoirs capables de transformer ce geste banal en pari calculé.

Le principe reste celui d’un roguelike de combinaisons : vous lancez des dés, gardez ceux qui servent votre main, relancez les autres et assemblez une collection de crânes aux effets variés pour atteindre les seuils demandés par Kalma, gardien des Enfers. Une partie se termine quand les mains disponibles sont épuisées ; il faut alors repartir de zéro avec une autre combinaison de bonus et de risques.
Chaque relance gagne un revers
La grosse nouveauté de cette version 2.0 tient donc dans les capacités de relance. Au début d’une partie, on en choisit une parmi onze, chacune apportant un avantage contre une contrepartie. Le studio ne présente pas ces capacités comme de simples améliorations gratuites : l’idée est bien de modifier le calcul derrière chaque dé écarté. Certaines se débloquent au fil de la progression avec les capacités déjà obtenues, de quoi donner un objectif aux joueurs qui veulent expérimenter plusieurs approches plutôt que répéter la même recette.
Pour un jeu qui repose sur les combinaisons de dés et les effets de collection, c’est une extension logique. Les crânes servent déjà à faire grimper le score ou à récompenser certaines situations ; les pouvoirs de relance viennent s’installer à un endroit particulièrement sensible de la boucle. Sur le papier, ils devraient surtout intéresser ceux qui aiment décortiquer les règles d’un roguelike, comparer les compromis et chercher la construction qui tient debout malgré un tirage bancal.
Deux crânes rejoignent également la table : le Crâne samouraï et le Crâne mutilé. Quatre autres — Bougie, Gamer, Étouffé et Buveur — ont été revus pour simplifier leur fonctionnement. S’ajoutent douze succès, des cosmétiques à débloquer et un premier système d’événements saisonniers récurrents, qui distribuera des tenues pendant leurs périodes actives.

Une machine à dés dans un caveau pixelisé
Les captures officielles ne laissent pas beaucoup de place au doute sur l’ambiance : on est loin de la table de casino bien éclairée. L’écran vertical empile des panneaux de niveau, des seuils et des compteurs « OS », « MULT » et « TOTAL » autour d’un crâne central. Les dés colorés, les mains squelettiques et les encadrés griffonnés se détachent sur un fond noir et gris, relevé de rouge, violet, jaune ou turquoise.
Le résultat visible est un pixel art sombre, chargé de textures grunge et d’illustrations de crânes. L’interface paraît volontairement dense : grille de crânes à sélectionner, valeurs de score, dés à verrouiller ou relancer, boutons comme « LANCE LES DÉS ». Ce n’est pas le jeu à ouvrir pour une partie pastel entre deux photos de chat. En revanche, si l’idée d’une calculette gothique remplie d’ossements vous amuse, le ton est clairement annoncé avant même la première main.
L’interface est disponible en français, parmi dix-sept langues proposées. C’est un détail appréciable pour un titre qui accumule des effets, des conditions de score et des synergies à lire.

Pour les amateurs de calcul, pas pour les allergiques aux systèmes
Les retours des joueurs français dessinent un tableau assez cohérent, mais pas unanime. Plusieurs saluent l’envie d’essayer des combinaisons et la direction artistique ; l’un d’eux évoque même un jeu plus accrocheur que le défilement des réseaux sociaux. D’autres trouvent l’ensemble exigeant, voire difficile à suivre lorsque plusieurs bonus s’empilent. Un avis regrette notamment de ne pas identifier facilement les combos non activés, tandis qu’un autre juge les probabilités frustrantes après les premières étapes.
Il y a aussi un point à garder en tête avant de télécharger : le jeu est gratuit, et les témoignages divergent sur la publicité. Un joueur parle de peu de pubs, un autre dénonce des annonces obligatoires. Ce ne sont que des expériences individuelles, mais elles suffisent à prévenir les joueurs qui refusent catégoriquement toute interruption publicitaire dans un roguelike de réflexion.
Dice of Kalma s’adresse donc aux gens qui aiment faire parler des règles, accepter une part de hasard et recommencer avec une nouvelle idée de build. Les fans de jeux de cartes et de dés à synergies y verront une proposition familière, mais habillée d’un imaginaire funéraire. Ceux qui veulent des explications minimalistes, des parties sans calcul mental ou un jeu totalement dépourvu de publicité risquent davantage de passer leur chemin.
La mise à jour 2.0 est disponible sur iPhone et iPad. Comptez environ 300 Mo d’espace libre et iOS ou iPadOS 15 au minimum. Gratuit au téléchargement, le titre ajoute ainsi une couche de choix autour de la relance ; à vous de voir si ce nouveau prix à payer pour corriger un mauvais dé rend les Enfers plus intéressants — ou simplement plus tordus.

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Source : Pepperbox Studios