
La guerre des mots entre Apple et le FBI continue de faire rage dans les médias. Dans la même journée, le Senior Vice President d’Apple Craig Federighi a déclaré que le FBI souhaitait créer une brèche dans la sécurité d’iOS qui pourrait être exploitée par des hackers et des criminels, tandis que le chef du contre-terrorisme de la police de New York John Miller a accusé Apple de protéger des meurtriers.
« Je ne sais toujours pas ce qui a fait changer d’avis Apple et leur a fait décider de concevoir des systèmes qui constituent des entraves aux enquêtes de la police. Vous êtes en train de fournir de l’aide à des ravisseurs, des voleurs et des assassins ! »
Le cadre du NYPD a cité le Procureur de Manhattan Cyrus Vance qui s’était exprimé devant le Congrès des États Unis en soutenant qu’un criminel aurait décrit iOS 8 comme « un don de Dieu ».
Les autorités policières semblent cependant avoir complètement renoncé à prétendre que l’affaire de San Bernardino ne serait qu’une exception.
« En ce moment Cy Vance, le procureur du district de Manhattan, dispose de 175 iPhones empilés dans son bureau qui sont soumis à des mandats de perquisition, délivré par des juges, impliqués dans des crimes. »
Jusqu’à présent, les adeptes de nouvelles technologie demeurent du côté d’Apple, mais le grand public américain semble avoir définitivement pris le parti du FBI.
Pensez-vous qu’Apple va se résoudre à créer des portes dérobées dans iOS ?
3 commentaires
N’auront peur que les bandits. Pour des gens simples et sans reproches c’est loin d’être un soucis. Oui il faut qu’Apple ouvre l’accès.
Je crois me souvenir que la NSA non seulement utilise les données confidentielles à des fins de défense et sécurité, mais a aussi communiqué les mêmes informations à des fins d’espionnage commercial et industriel. Alors, on peut comprendre que Apple (ou les autres) n’ait pas envie d’être les « complices » vis à vis de ses clients mondiaux.
Par ailleurs, il suffit de légiférer pour rendre les choses claires. Dans un cas, c’est Apple (ou les autres) qui est complice et dans ce dernier cas, c’est la loi (américaine en l’occurrence) qui s’impose (aux américains ou sur le territoire américain en l’occurrence). Bref, c’est le problème ou la solution des américains seuls.
bon 1 partout la balle au centre 😉 effectivement difficile de trancher car il s’agit, en théorie, de trouver l’équilibre entre protection de la vie privée et protection de l’intérêt général, et, en pratique, c’est encore un problème un peu différent et beaucoup plus complexe qu’il en a l’ait