
Un an après avoir déclaré que j’utilisais peu un iPad, je me retrouve à reconsidérer cette assertion, bien que cela n’ait pas fondamentalement changé. L’arrivée d’iPadOS 26 a déclenché une réflexion sur l’importance de cet appareil dans ma vie.
Cette mise à jour améliore tant le dispositif que j’ai finalement considéré qu’il était difficile d’arguer que l’iPad n’est pas un véritable ordinateur. D’ailleurs, l’argument est devenu plus solide que jamais.
POURQUOI J’AI (QUASIMENT) STOPPÉ D’UTILISER MES IPADS
Il y a cinq raisons qui expliquent mon désintérêt. Quatre d’entre elles tiennent au fait que les MacBooks à puce Apple Silicon ont considérablement réduit l’écart entre les deux types de dispositifs, rendant le MacBook plus attrayant à mes yeux.
La nature instantanée d’un iPad a été efficacement reproduite sur le Mac. Le point d’accès mobile de l’iPhone est désormais ultra-rapide et fiable. Les MacBooks sont beaucoup plus légers qu’auparavant. L’autonomie des batteries est suffisamment similaire pour ne pas constituer un handicap dans mon utilisation quotidienne.
La cinquième raison repose sur les lunettes Viture One XR qui ont véritablement remplacé mon iPad mini en tant qu’appareil de divertissement personnel. La petite exception qui subsiste est que Libby n’est pas pris en charge par Kindle au Royaume-Uni, me contraignant à garder mon iPad mini pour la lecture de livres empruntés à la bibliothèque.
IPADOS 26 : UNE AMÉLIORATION MAJEURE
Je disais l’an dernier que mon iPad Pro de 12,9 pouces croupissait dans un tiroir. Ce n’est plus tout à fait vrai… mais c’est un détail ! Il est devenu un objet de décoration chez moi.
Ayant grandi avec une machine à écrire avant que les ordinateurs personnels n’apparaissent, j’ai toujours gardé un amour pour ces appareils. Évidemment, utiliser une machine à écrire aujourd’hui serait peu pratique, mais c’est ce qui rendait le Qwerkywriter si séduisant. J’ai même envisagé d’acheter une machine à écrire comme élément décoratif, et l’iPad avec le Qwerkywriter remplit ce rôle pour le moment.
Cela dit, ce n’est pas qualitativement différent d’un appareil dans un tiroir.
Cependant, iPadOS 26 transforme réellement le dispositif. La plus grande nouveauté est la gestion des fenêtres.
Initialement, l’iPad était un appareil destiné à une seule tâche : une application en plein écran à la fois. Plus tard, Slide Over et Split View ont permis de travailler avec plusieurs applications, mais ce n’était pas très intuitif. Le Stage Manager a encore amélioré l’expérience, mais il restait un substitut limité à la flexibilité des fenêtres offertes par un Mac.
À présent, l’iPad fonctionne presque exactement comme un Mac. Il est possible d’ouvrir plusieurs applications, puis de positionner, redimensionner et superposer chaque fenêtre à sa guise. Bien qu’il semble y avoir une limite de 12 applications à l’écran, cela me paraît raisonnable car il est rare que j’aie plus de fenêtres ouvertes sur Mac.
Logitech a également partiellement remédié à un problème ergonomique : la sensation légèrement confinée du Magic Keyboard, étant trop proche de l’écran. Le nouveau Flip Folio présente un design intéressant qui permet de détacher complètement le clavier pour le positionner à sa guise. (Je ne comprends pas pourquoi Logitech précise que c’est uniquement pour les iPads M-series, cela fonctionne parfaitement avec mon modèle de 2018.)
Certains de mes collègues ont essayé ce produit et je l’ai également testé. J’apprécie ce positionnement flexible, mais on perd l’option de l’utiliser sur les genoux, et pour moi, le sacrifice du pavé tactile du Magic Keyboard est un inconvénient trop important.
MAIS LE MACBOOK AIR A ÉTÉ DÉCISIF
Peut-être que si je n’avais pas opté pour le MacBook Air, j’aurais été convaincu par les capacités nouvellement dévoilées de l’iPad, mais cela arrive un peu trop tard pour moi.
Ayant pleinement adopté le MBA comme mon principal appareil de travail mobile, j’y ai intégré suffisamment d’applications pour qu’il remplace mon MacBook Pro la plupart du temps. Ainsi, il n’y a pas de retour en arrière. Bien que l’iPad se rapproche désormais énormément de l’utilisabilité d’un Mac, ce dernier l’emporte pour plusieurs raisons :
- Des applications plus puissantes.
- Une meilleure stabilité sur les genoux (l’iPad avec le Magic Keyboard semble moins équilibré).
- Tous les utilitaires sur lesquels je m’appuie.
- Un confort global et une familiarité avec l’interface.
- Plus léger que l’iPad de 12,9 pouces avec Magic Keyboard.
Je suis donc heureux qu’Apple ait enfin permis aux logiciels de l’iPad de correspondre aux capacités du matériel, mais j’ai toujours été un adepte du Mac, et l’arrivée d’un MacBook Air à puce Apple me place désormais fermement dans ce camp.