
Le débat entre Apple et l’Union européenne autour de la loi sur les marchés numériques (DMA) a pris un nouveau tournant. En septembre, la firme de Cupertino a commencé à plaider en faveur de l’abrogation de cette législation antitrust, évoquant de possibles retards pour les nouvelles fonctionnalités et même le matériel pour les clients de l’UE.
Selon Apple, une étude récente prouve que la DMA ne tient pas l’une de ses promesses fondamentales : la réduction des prix des applications.
Un retour sur la situation d’Apple et de la DMA
La DMA désigne plusieurs grandes entreprises technologiques comme « gardiens », en raison de leur capacité à entraver la concurrence grâce à leur domination sur le marché. Apple a été identifié comme un gardien en raison de son volume d’utilisateurs, avec des préoccupations quant à son monopole sur la vente d’applications pour iPhone. Bien que la société ait commencé à permettre l’existence de boutiques d’applications tierces, elle a également proposé des conditions alternatives aux développeurs de l’UE pour ceux qui choisissent de rester sur l’App Store, ce qui pourrait passer par des commissions réduites.
Apple réfute la baisse des prix des applications
Selon l’UE, la multiplication des boutiques d’applications entraînerait des commissions plus basses et donc des prix réduits pour les consommateurs. Cependant, une étude financée par Apple, réalisée par The Analysis Group, affirme avoir examiné les effets des baisses de commissions sur les prix des applications, et y trouve très peu de preuves concrètes.
L’étude a analysé l’impact de trois évolutions majeures ayant entraîné des réductions de commissions pour les développeurs d’applications : la création de boutiques d’applications tierces avec des commissions plus faibles, les nouvelles conditions offertes par Apple, et l’introduction antérieure du programme pour petites entreprises qui réduit les commissions de 30% à 15% pour les petites entreprises.
Apple a déclaré que si l’UE avait raison, il devrait y avoir une diminution des prix des applications proportionnelle aux économies réalisées par les développeurs dans ces trois cas, mais l’étude ne soutient pas cette théorie.
L’analyse de 41 millions de transactions sur plus de 21 000 applications concernées révèle qu’environ 90% des développeurs n’ont pas diminué leurs prix du tout. Pour ceux qui ont effectué une réduction, celle-ci n’est en moyenne que de 2,5%.
Un représentant d’Apple a déclaré :
« La DMA n’a pas réussi à remplir ses promesses, offrant moins de sécurité, moins de confidentialité et une expérience dégradée pour les consommateurs à travers l’Europe. Cette étude fournit des preuves supplémentaires que la DMA ne profite pas aux consommateurs en matière de prix. »
Le regard d’Apple sur l’avenir
La société a souligné que la majorité des développeurs ne paient pas de commission grâce aux applications gratuites financées par la publicité, et que 90% des 1,3 billion de dollars de revenus générés par l’App Store vont directement aux développeurs. L’étude complète est disponible sur le site d’Apple.