
Nous avons une bonne idée des capacités du nouveau MacBook.
Avec le lancement imminent du nouveau MacBook d’entrée de gamme cette semaine, ceux qui souhaitent acquérir un Mac portable auront le choix entre trois gammes : le MacBook, le MacBook Air et le MacBook Pro.
Pour les utilisateurs ayant des besoins simples ou plus exigeants, le choix est clair : d’un côté, le MacBook d’entrée de gamme, de l’autre, le MacBook Pro. Mais qu’en est-il de ceux qui se situent entre les deux ?
Il est intéressant de noter qu’une grande partie des acheteurs actuels de MacBook Air a des besoins peu exigeants. Des tâches comme l’e-mail, la navigation sur le Web et la rédaction ne nécessitent pas une grande puissance de CPU ou de GPU. Il est évident pour la plupart de ces acheteurs que le prochain MacBook saura répondre à leurs attentes, reste à voir s’ils s’accommoderont des couleurs proposées.
Cependant, que faire si vos besoins sont un peu plus importants, sans pour autant justifier l’achat d’un MacBook Pro ?
Par exemple, si vous êtes un photographe amateur passionné qui effectue régulièrement un certain niveau de retouche photo, ou si vous réalisez de temps en temps du montage vidéo 4K avec peu de pistes, la question de choisir entre le MacBook et le MacBook Air se pose.
Les premiers avis sur la nouvelle machine nous aideront, mais il est déjà possible d’avoir une bonne idée des performances en comparant les benchmarks de l’ancien MacBook Air avec le nouveau modèle.
M1 contre A18 Pro
Bien que l’idée d’utiliser une puce de smartphone pour alimenter un ordinateur portable puisse paraître controversée, la réalité est différente.
Le premier modèle de MacBook Air équipé de la puce M1 a été très apprécié pour son mélange de performances et d’efficacité énergétique. La puce A18 Pro est remarquablement similaire à la M1, comme le montrent les benchmarks.
Geekbench 6, performance en mono-cœur :
M1 : 2 369
A18 Pro : 3 409
Effectivement, en performance mono-cœur, la puce de smartphone s’avère plus rapide, et cela se confirme dans d’autres benchmarks, comme la performance NPU dans les tâches d’IA.
Geekbench 6, performance multi-cœur :
M1 : 8 576
A18 Pro : 8 492
En performance multi-cœur, les deux puces sont à égalité. Les résultats d’autres benchmarks varient, mais dans l’ensemble, il n’y a pas de différence significative entre les deux puces.
Il est vrai que le dernier MacBook Air sera bientôt propulsé par une puce M5, qui sera largement plus performante. Alors, la performance niveau M1 reste-t-elle acceptable en 2026 ?
La performance M1 suffira pour beaucoup
Je suis un bon exemple pour répondre à cette question. J’ai acheté un MacBook Air reconditionné M1 l’an dernier pour tester s’il répondrait à mes besoins, ou si je devrais passer au modèle M4. Si la machine s’était révélée insuffisante, j’avais fait une bonne affaire et savais que je pourrais récupérer mon investissement à la revente, donc c’était un essai sans risque.
Il m’a fallu une semaine pour répondre à la question. Même pour la retouche photo et le montage vidéo 4K occasionnel, l’appareil m’a paru largement suffisant. Il s’est avéré si performant que je n’emporte désormais que ce modèle en voyage, même lorsque je sais à l’avance que j’aurai à effectuer des montages vidéo.
Le MacBook devrait offrir des performances similaires
Je dois toutefois ajouter une réserve. Lorsque j’ai acquis le MacBook Air M1, j’ai opté pour 16 Go de RAM. Le prochain MacBook sera, lui, limité à 8 Go en raison de la puce A18 Pro.
J’ai eu l’occasion de tester un MacBook Air M1 avec 8 Go de RAM appartenant à un ami, et mes impressions étaient que cela restait tout à fait acceptable. Certes, la RAM peut jouer un rôle crucial si vous devez faire tourner de nombreuses applications en même temps, mais pour la majorité des tâches effectuées sur un MacBook Air, je suis convaincu que le nouveau MacBook sera plus que suffisant.
Jusqu’à présent, il nous fallait une bonne raison de choisir le MacBook Pro plutôt que le MacBook Air. À partir de cette semaine, il nous faudra également une bonne raison de préférer le MacBook Air au MacBook d’entrée de gamme.