
Un juge a statué que l’administration Trump ne devait pas avoir contraint Apple et Google à retirer des applications suivant les activités de l’ICE (U.S. Immigration and Customs Enforcement).
Une injonction préliminaire a été accordée aux créateurs d’ICE Sightings et d’Eyes Up, leur indiquant qu’ils sont susceptibles de gagner leur argument selon lequel le gouvernement a supprimé des discours protégés par le Premier Amendement.
Un rapide rappel sur la controverse des applications de suivi de l’ICE
Ce débat a été déclenché par l’application ICEBlock, qui permettait aux utilisateurs de signaler les agents de l’ICE dans leur région. Suite à une condamnation publique par la Maison Blanche, l’application a connu un succès fulgurant et s’est hissée en tête des classements de l’App Store.
Dans une tournure qui semblait tout droit sortie d’un film de gangsters, le procureur général américain a averti le développeur de « mieux regarder autour de lui ». Apple a ensuite retiré l’application de son App Store, tandis que des législateurs américains ont demandé à la société quelles mesures elle prenait pour empêcher le téléchargement d’outils similaires. Meta a également supprimé un groupe Facebook ayant pour fonction similaire.
Par la suite, la Commission judiciaire de la Chambre a lancé une enquête pour déterminer si le DOJ avait exercé une pression illégale pour contraindre Apple et Google à supprimer ces applications.
Le juge accorde une injonction aux développeurs
Les créateurs d’ICE Sightings et d’Eyes Up ont porté l’affaire devant le tribunal, soutenant que le gouvernement supprimait un discours protégé par le Premier Amendement. Comme le rapporte Engadget, une injonction a été accordée en attente d’une audience complète, le juge indiquant que les développeurs sont également susceptibles de l’emporter dans ce cadre.
Selon le juge Jorge L. Alonso du tribunal de district des États-Unis pour le district nord de l’Illinois, les plaignants, Kassandra Rosado et le Kreisau Group, sont susceptibles de réussir dans leur affaire, alléguant que le gouvernement a supprimé des discours protégés sous la pression exercée sur Facebook et Apple pour retirer les efforts de suivi de l’ICE.
Les plaignants sont soutenus par la Foundation for Individual Rights and Expression (FIRE), qui a salué cette décision.
La FIRE a exprimé qu’elle était « extrêmement encouragée » par ce verdict.