
Apple abordera sa prochaine publication de résultats avec un signal positif venu de Wall Street. Dans une note aux investisseurs datée du 27 juillet 2026, Goldman Sachs a relevé son objectif de cours sur l’action Apple de 340 à 370 dollars, en disant attendre un troisième trimestre solide pour le groupe.
D’après cette note, la banque anticipe un chiffre d’affaires trimestriel de 110,1 milliards de dollars, soit une hausse de 17 % sur un an. Le principal moteur resterait l’iPhone, avec 54,8 milliards de dollars de revenus attendus, en progression de 23 %.
L’iPhone reste au centre du scénario
Selon Goldman Sachs, cette hausse sur l’iPhone viendrait à la fois d’un prix de vente moyen en hausse de 7 % sur un an et d’une progression des volumes. La banque estime donc qu’Apple continue de bien tenir, même après les hausses de prix observées sur le matériel.
La note juge que le marché a pu réagir trop négativement aux augmentations de prix liées à la crise de la mémoire. Goldman Sachs considère au contraire qu’Apple parvient encore à gagner des parts de marché, portée par une clientèle décrite comme relativement peu sensible aux prix et par une forte fidélité à la marque.
La banque cite aussi, parmi les éléments favorables à la perception de l’offre Apple, les lancements de produits plus accessibles comme l’iPhone 17e et le MacBook Neo. Autrement dit, même dans une phase où les prix montent, Apple garderait des arguments pour toucher un public large.
Des prévisions en hausse sur presque tous les segments
Les autres activités suivraient aussi une trajectoire positive, d’après Goldman Sachs. La banque table sur 6,83 milliards de dollars pour l’iPad, soit +4 % sur un an, 9,28 milliards pour le Mac, en hausse de 15 %, et 7,79 milliards pour la catégorie Wearables, Home and Accessories, en progression de 5 %.
Côté services, Goldman Sachs prévoit 31,4 milliards de dollars de revenus, soit +15 %. La note souligne un ralentissement de l’App Store, mais estime que d’autres moteurs liés au matériel, comme iCloud+ et AppleCare+, peuvent compenser ce frein.
Goldman Sachs ajoute qu’Apple a mieux résisté depuis le deuxième trimestre dans un contexte de rotation des investisseurs hors des valeurs liées aux infrastructures d’intelligence artificielle. Pour la banque, la thèse Apple reste donc d’abord celle d’un groupe porté par ses produits et sa capacité à monétiser sa base installée.
Ce que ça change
Pour les utilisateurs, cette lecture de Goldman Sachs rappelle un point simple : la santé d’Apple dépend encore largement de l’iPhone, du Mac et des services associés à ces appareils, plus que d’un récit purement centré sur l’IA. Si ces prévisions se confirment, cela renforcerait l’idée qu’Apple peut encore faire passer des hausses de prix sans casser la demande.
Pour le marché, le vrai test arrivera avec les résultats : il faudra vérifier si la croissance de l’iPhone et des services suit bien cette trajectoire. Goldman Sachs rappelle aussi les risques habituels, entre demande plus faible, tensions sur la chaîne d’approvisionnement, concurrence et pression réglementaire aux États-Unis comme à l’international.
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Source : Goldman Sachs — note aux investisseurs (27 juillet 2026)