
Le marché des applications mobiles change de moteur. Au deuxième trimestre 2026, les apps hors jeu ont rapporté 24,4 milliards de dollars dans le monde sur iOS et Android, contre 19,2 milliards pour les jeux, selon le Q2 2026 Digital Market Index de Sensor Tower. Les usages quotidiens, souvent monétisés par abonnement ou achats intégrés, prennent une place croissante dans l’économie de l’App Store et de Google Play.
Les applications non ludiques progressent, les jeux reculent
Les revenus des applications hors jeux ont augmenté de 14,6 % sur un an, tandis que ceux des jeux ont diminué de 4,5 %. Cette avance se retrouve aussi dans les installations : 25,5 milliards de téléchargements pour les apps non ludiques, contre 11,3 milliards pour les jeux sur le trimestre.
Les États-Unis demeurent le premier pays pour les dépenses en achats intégrés, avec 14,8 milliards de dollars, malgré un repli annuel de 3 %. La Chine suit avec 5,98 milliards de dollars et une progression de 10 %. Pour les téléchargements, l’Inde reste en tête avec 6,67 milliards d’installations (+4 %), devant les États-Unis (3,08 milliards, -0,2 %) et le Brésil (2,43 milliards, -2 %).

L’IA générative accélère fortement
Sensor Tower place l’IA générative parmi les catégories les plus dynamiques : les dépenses des consommateurs y ont bondi de 108 % sur un an. ChatGPT concentrerait environ 60 % des revenus de la catégorie, après une hausse de 82 %. Claude, Grok et Gemini progressent également ; Claude est passé de la septième à la deuxième place mondiale des applications d’IA générative entre le deuxième trimestre 2025 et la même période de 2026.
ChatGPT a été l’application la plus téléchargée au monde durant le trimestre, devant TikTok et Instagram. En revenus d’achats intégrés, TikTok arrive premier, suivi de ChatGPT puis Google One. Claude figure aussi parmi les plus fortes progressions, gagnant 34 rangs pour atteindre la dixième place mondiale.

Ce que ça change pour l’App Store
Pour les utilisateurs d’iPhone, cette évolution souligne le poids grandissant des services qui cherchent à devenir des outils récurrents : assistants IA, stockage et plateformes sociales ne reposent pas sur le même modèle que les jeux. La concurrence se joue donc de plus en plus sur la capacité de ces applications à convaincre de payer un abonnement ou des fonctions intégrées.
Le recul des jeux ne traduit pas une baisse générale des dépenses mobiles : les revenus se déplacent vers d’autres usages. À l’inverse, les applications de rencontres et de découverte sociale font exception parmi les dix premières catégories hors jeu, avec un recul mondial de 11 %, notamment sous l’effet d’une baisse de 34 % aux États-Unis.