
Imaginez un immeuble de bric et de broc monté sur des chenilles, couvert de canons et lancé dans un désert où tout le monde a manifestement perdu son permis de construire. C’est le genre de machine que FORTBLOX: Mobile Fortress GO! veut vous laisser fabriquer : une forteresse mobile qui traverse les ruines d’un monde post-apocalyptique pour aller régler ses comptes avec d’autres engins du même acabit.

Le principe tient en une phrase : vous assemblez votre véhicule-forteresse avec des blocs et des armes, vous cherchez les bonnes combinaisons entre ses éléments, puis les affrontements se déroulent automatiquement.
Voilà donc un autobattler qui a troqué les escouades de héros habituelles contre une grosse carcasse d’acier sur roues. Le studio HYPERRISE annonce une quarantaine de blocs et plus d’une centaine d’armes à combiner. La promesse n’est pas seulement de choisir le plus gros canon : le placement des modules, leur empilement et leurs connexions doivent déclencher des « synergies d’amarrage ». Deux forteresses composées des mêmes pièces peuvent ainsi viser des usages différents selon leur architecture.
Un garage de guerre plutôt qu’un champ de bataille à piloter
Le détail à retenir est là : FORTBLOX ne vous demande pas de viser, d’esquiver ou d’appuyer frénétiquement sur une compétence au bon moment. La part active se situe avant le combat, dans l’assemblage, la gestion des ressources et les choix de progression. Une fois la machine envoyée au front, elle se débrouille seule.
Ce choix va immédiatement séparer les curieux en deux camps. Si vous aimez passer dix minutes à déplacer une tourelle d’une case parce qu’elle améliore peut-être une combinaison, l’idée a de quoi vous parler. Les amateurs de deckbuilding, de défense stratégique et de constructions à optimiser devraient y trouver leur terrain de jeu. En revanche, passez votre chemin si votre plaisir vient d’un contrôle direct, d’une action précise ou d’un jeu de chars où l’on conduit réellement son engin : ici, vous êtes l’architecte et le mécanicien, pas le pilote.
Le titre prévoit aussi une progression qui continue pendant votre absence. La forteresse récupère des ressources et poursuit sa croissance, de quoi revenir plus équipé face à un obstacle qui avait stoppé votre avancée. C’est une mécanique familière du jeu idle ; elle peut convenir à celles et ceux qui aiment lancer une évolution entre deux trajets, beaucoup moins à qui refuse qu’un jeu avance sans lui.

Du métal empilé sous un soleil orange
Les images officielles affichent une 3D stylisée, loin du réalisme militaire grisâtre. Les forteresses sont montrées de face ou en légère perspective, avec des bâtiments, des plateformes et des structures superposées jusqu’à former de véritables tours roulantes. Elles avancent dans un décor désertique dominé par l’orange, le jaune et le rouge, tandis que des touches turquoise viennent casser la poussière ambiante.
L’écran ne cache pas son côté jeu de stratégie mobile : compteurs, icônes, portraits et menus entourent les véhicules. On aperçoit aussi des flèches jaunes pointant certaines zones de construction, une combattante armée au premier plan et des explosions vertes et orange. L’ensemble évoque davantage un atelier de récupération devenu machine de guerre qu’une cité nomade crédible. Tant mieux : FORTBLOX semble assumer le plaisir un peu idiot d’ajouter une pièce de plus à un tank déjà beaucoup trop grand.
Les captures présentent une interface en anglais. Le jeu annonce huit langues au total, mais mieux vaut garder ce détail en tête si vous souhaitez savoir à quoi vous attendre dès les premiers menus.

Apple Arcade, sans achat à la pièce
FORTBLOX: Mobile Fortress GO! est prévu le 21 septembre sur Apple Arcade. Il sera donc accessible avec l’abonnement d’Apple, sans achat intégré à débloquer au milieu de la construction de votre forteresse. C’est une différence importante pour un jeu construit autour de ressources, de collection de pièces et de progression hors ligne : vous n’aurez pas à acheter un lot de boulons pour accélérer le chantier.
Il est annoncé sur iPhone et iPad, demande au minimum iOS ou iPadOS 15 et occupe environ 388 Mo. Sa classification 12+ colle à son univers de conflit et à ses engins armés, même si sa direction artistique privilégie l’illustration colorée aux visions sinistres de fin du monde.
Sur le papier, FORTBLOX a donc une idée simple mais assez nette : faire d’un autobattler une affaire de plomberie guerrière, où la stratégie se joue dans la forme même du véhicule. Ceux qui aiment construire, comparer des effets et voir une machine absurde prendre forme auront une raison de surveiller son arrivée. Les autres pourront garder leur garage fermé : un canon automatique reste automatique, même quand on lui construit trois étages.

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Source : HYPERRISE