
Une ruelle couverte de graffitis, un combat qui dégénère, puis un détour en deux-roues entre des tours et des arbres : ANANTA ne manque pas d’idées pour remplir sa ville. Le principe tient en une phrase : vous incarnez plusieurs habitants d’un monde urbain ouvert, faites monter votre réputation et recrutez votre équipe entre missions, affrontements et activités de quartier.

Le jeu, annoncé pour le 15 janvier 2027 sur iPhone et iPad via Apple Arcade, appartient à cette famille des grands RPG d’action urbains qui veulent vous laisser courir partout plutôt que vous enfermer dans une suite de couloirs. La différence mise en avant ici est moins spectaculaire qu’un coup de pied retourné, mais nettement plus intéressante pour le portefeuille : ANANTA annonce l’absence de système de gacha. Les personnages seraient obtenables en jouant, pas via des tirages aléatoires.
Une ville où la réputation ouvre des portes
Le héros ne cherche pas seulement à sauver le monde : il cherche aussi à devenir visible. La popularité sur les réseaux est présentée comme une mécanique centrale. Aider des passants, vaincre des ennemis ou suivre des missions ferait grimper un compteur de fans ; cette notoriété donnerait ensuite accès à de nouvelles rencontres, quêtes, histoires et recrues. C’est une idée assez logique pour un RPG qui place son aventure dans une métropole contemporaine, là où chaque exploit semble finir en vidéo verticale.
Deux villes sont annoncées : Nova City, terrain principal de cette ascension sociale un peu chaotique, et Chongxiao, que l’on pourra rejoindre en avion. Les décors puisent ouvertement dans des villes chinoises réelles : un lac évoque Hangzhou et un quartier avec sa tour rappelle Shanghai. Ce n’est donc pas la sempiternelle mégalopole futuriste faite de néons génériques ; le studio cherche plutôt un mélange de quotidien urbain, de lieux reconnaissables et de menaces plus étranges.

Du kung-fu, des voitures et un marteau qui était un véhicule
ANANTA promet plusieurs façons de circuler : voitures, deux-roues, bateaux et déplacements aériens de gratte-ciel en gratte-ciel. Les combats, eux, réunissent armes blanches, poings et techniques inspirées des films de kung-fu. Le ton semble volontiers joueur : un objet trouvé pendant une poursuite peut servir d’arme, et Taffy, l’une des recrues montrées, peut transformer son véhicule de livraison en énorme marteau.
Chaque personnage disposerait de son propre style de combat et de son rôle dans cette ville. Le jeu annonce aussi différentes vies à endosser, de l’agent à la pirate informatique en passant par le chef de gang. Reste à voir comment ces métiers et ces personnages s’articuleront réellement : sur le papier, l’ambition est de faire cohabiter aventure scénarisée, exploration libre et collection d’alliés sans transformer la carte en liste de corvées.
Les captures officielles donnent déjà une bonne idée de l’allure générale. La 3D stylisée s’inspire clairement de l’animation japonaise, avec des personnages aux proportions cartoon et des couleurs franches. On y voit des avenues bordées de gratte-ciel et de végétation, un intérieur chaleureux occupé par plusieurs protagonistes, mais aussi des ruelles plus sombres propices aux affrontements. La caméra est placée à la troisième personne ; certaines images affichent les icônes de jeu, tandis que l’interface aperçue est en français.

Le pari : sortir du réflexe gacha
Le marché des RPG mobiles à personnages collectionnables ressemble souvent à une fête foraine où l’on vous fait payer pour relancer la machine. ANANTA veut prendre l’autre chemin. Le discours du studio est clair : les personnages ne reposeraient pas sur le hasard, et les dépenses éventuelles seraient plutôt pensées comme des cadeaux ou souvenirs liés aux protagonistes. Sur iPhone et iPad, le jeu est surtout inclus dans Apple Arcade : son accès dépend donc de l’abonnement Apple, sans achat du jeu à l’unité annoncé.
C’est le point qui peut faire pencher la balance pour les joueurs fatigués des bannières limitées et des probabilités écrites en police minuscule. En revanche, ceux qui attendent un RPG compact, une aventure strictement solo ou une esthétique réaliste peuvent passer leur chemin. ANANTA vend une ville très colorée, une galerie de personnages stylisés et un mélange d’activités qui assume le grand écart entre le drame, le kung-fu et la course de rue nocturne.
Il faudra prévoir environ 1,3 Go de stockage au lancement. Le jeu est classé 12+ et demande au minimum iOS ou iPadOS 12. ANANTA vise manifestement les amateurs de mondes ouverts façon anime qui veulent se promener autant que combattre, et qui préfèrent débloquer leurs alliés en jouant plutôt qu’en priant la loterie. Voilà la promesse ; le 15 janvier dira comment elle prend forme dans les rues de Nova City.
