
Le filon est juste là, à deux coups de foreuse. Dommage : au-dessus, des bestioles sont déjà en train de tester la solidité de votre unique toit. Dome Keeper repose tout entier sur ce mauvais timing : descendre extraire de quoi progresser, puis remonter avant que le dôme ne devienne le dîner d’une horde extraterrestre.

Le principe tient en une phrase : c’est un roguelike d’extraction et de défense où vous creusez sous votre base pour financer ses armes, ses réparations et ses améliorations avant chaque vague d’ennemis.
Une mine sous pression, pas une usine à tapis roulants
Le terrain de jeu oppose deux étages très lisibles. En surface, un dôme posé dans un paysage hostile encaisse les assauts de créatures terrestres et volantes. En dessous, votre personnage ouvre des galeries dans la roche, récupère minerais, reliques et équipements, puis ramène ce butin au dôme. Les ressources servent notamment à renforcer la défense, accélérer le déplacement, améliorer la foreuse ou débloquer des gadgets.
Ce n’est donc pas un tower defense où l’on pose trois tourelles et regarde les chiffres monter. Le studio met au centre le trajet entre les profondeurs et l’abri : s’attarder dans une caverne peut rapporter gros, mais vous laisse loin des commandes lorsque l’attaque recommence. Une remontée automatique peut être obtenue pour les ressources, ce qui laisse entendre que l’organisation du transport compte autant que le tir.

Les cartes sont générées à chaque partie. Il faut donc s’attendre à ne pas retrouver exactement les mêmes tunnels, cavernes et trouvailles d’une expédition à l’autre. Le jeu annonce aussi des modificateurs et des réglages de difficulté, deux gardiens, quatre dômes et quatre gadgets principaux, auxquels s’ajoutent des dizaines d’objets secondaires à dénicher sous terre. L’idée n’est pas de bâtir une base permanente pendant des dizaines d’heures : une partie finit lorsque le dôme cède, puis la suivante repart sur une nouvelle carte et une autre combinaison d’outils.
L’analyse : le chrono transforme chaque filon en pari
Sur le papier, Dome Keeper appartient à cette famille de roguelikes qui remplace le coffre au bout d’un couloir par une question plus concrète : « est-ce que j’ai le temps de rentrer ? » Le minerai n’est pas seulement une récompense ; c’est ce qui permet de survivre au prochain passage des monstres. Et les monstres ne sont pas un simple mur à abattre : ils interrompent votre plan de fouille.
Cette boucle devrait parler aux joueurs qui aiment optimiser un trajet, peser une amélioration contre une autre et accepter qu’une expédition ratée fasse partie du programme. Ceux qui cherchent une campagne avec un monde à parcourir, des personnages à suivre ou une construction sans pression risquent en revanche de trouver le cadre trop resserré. Ici, la planète entière se résume volontairement à un dôme, un sous-sol et une menace qui revient. Pas de détour touristique : on creuse, on transporte, on défend.
Il faudra aussi être à l’aise avec le principe même du roguelike. Les améliorations proposées pendant une tentative permettent de façonner une stratégie, mais la défaite remet la partie en jeu. Le titre ne cache pas cette mécanique ; elle est au cœur de son format. Si recommencer après l’effondrement de votre plan vous agace d’avance, mieux vaut passer votre tour plutôt que d’espérer un jeu de stratégie tranquille.

Du pixel art sombre, avec le dôme comme seul phare
Les captures officielles montrent un pixel art 2D en vue de profil. Les galeries apparaissent en coupe, avec leurs parois rocheuses, leurs tunnels étroits et des minerais éparpillés dans l’obscurité. La surface utilise davantage de pourpre, d’orange et de brun, tandis que le sous-sol tire vers le bleu-vert. Entre les deux, le dôme sert de repère visuel immédiat, relié à un point en hauteur par un câble visible sur certaines images.
L’interface semble conçue pour garder les informations de survie sous les yeux : compteurs et jauges occupent le coin supérieur gauche, le bouton pause est en haut à droite, et des icônes tactiles bordent l’écran. On aperçoit également les silhouettes des ennemis et les éléments de défense autour de l’abri. Les images ne permettent pas de juger le confort réel des commandes, mais elles montrent un écran chargé d’informations pratiques plutôt qu’un habillage décoratif.

À prévoir sur iPhone et iPad
Dome Keeper est annoncé dans Apple Arcade pour le 31 décembre 2026. Il ne s’achète donc pas à l’unité : il est compris dans l’abonnement Apple Arcade. Le jeu est prévu sur iPhone et iPad, demande iOS ou iPadOS 12 au minimum et occupe environ 1,1 Go de stockage. Sa classification est fixée à 9+.
Pour les amateurs de jeux indépendants qui aiment rentrer à la base avec les bras chargés juste avant la sirène, le concept mérite clairement un détour. Pour les autres, le marché est simple : un dôme, une mine, des vagues d’aliens — et aucune place pour l’improvisation molle.
Source : Raw Fury