
Un héros qui refuse tous les buffs, même ceux de son propre camp : voilà le genre de drôle d’idée qui peut faire lever un sourcil à n’importe quel amateur de RPG tactique. Le Child of Chaos rejoint Dragonheir: Silent Gods, le jeu aujourd’hui présenté sur l’App Store sous le nom Dragonstride: Legacy Reborn, pour son troisième anniversaire. Son particularisme n’est pas décoratif : il est insensible aux malus ennemis, mais aussi aux améliorations que pourraient lui offrir ses alliés.

Le principe, lui, ne bouge pas : vous composez une escouade parmi un immense roster de héros, puis vous cherchez les bonnes synergies d’éléments, de compétences et de placement dans des affrontements de fantasy stratégique. Le Child of Chaos est un héros SP de l’élément Lumière pensé comme un contre-pied aux effets de statut : il peut retirer les buffs adverses, nettoyer les malus qui pèsent sur son équipe et rendre une part de santé à ses compagnons.
Je ne l’ai pas installé : ce que l’on peut raconter ici vient des informations communiquées et des visuels officiels. Et sur le papier, ce nouveau venu a au moins le mérite de ne pas être un simple combattant avec un chiffre d’attaque plus gros. Son immunité totale l’isole du jeu de buffs, tandis que ses capacités semblent lui donner un rôle de perturbateur et de soutien. À vous de voir si cette logique très « composition d’équipe » vous parle.
Un personnage fabriqué par votes, pas tombé du ciel
Le Child of Chaos est le premier héros conçu avec la participation de la communauté. Il ne s’agit pas seulement d’un concours de dessin : les joueurs ont été associés, indirectement, au choix de son apparence, de ses compétences et de ses capacités. Le personnage débarque le 15 septembre avec un événement qui l’oppose à la Dark Lady. Il faudra choisir son camp entre l’Order of Reversal et la Nightsworn Vanguard, puis contribuer à faire gagner l’une des deux factions.
La même date lance aussi les opérations anniversaire, dont Born of Chaos et Eve of the Rift : quêtes quotidiennes, campagne de connexion et récompenses sont au programme. C’est le rituel des jeux à collection de personnages : l’arrivée d’un héros sert de point d’entrée à une période d’événements. Les collectionneurs et les joueurs déjà engagés dans le roster y trouveront logiquement davantage à suivre que quelqu’un venu uniquement pour une aventure fermée et sans systèmes périphériques.

Des dragons, des orbes violettes et beaucoup de monde à gérer
Les captures officielles annoncent clairement la couleur. Ce sont de grandes illustrations de fantasy en peinture numérique, chargées de guerriers en armure, de dragons, de créatures regroupées autour d’un personnage central et d’architectures perdues dans des paysages montagneux. Les tons violets, rouges, bleus et dorés installent une ambiance sombre, avec cette menace cosmique que le jeu résume volontiers par « Chaos Awakens ».
L’interface visible sur l’une des images reste secondaire face aux tableaux promotionnels, mais elle montre déjà des icônes, des libellés en anglais et un cercle marqué « 100 ». Autrement dit : ne vous attendez pas à un petit RPG épuré à trois boutons. Dragonheir revendique plus de 300 héros, des liens élémentaires, des équipements, des artefacts et désormais des systèmes comme les talents ou les familiers. Le jeu propose aussi des jets de dés à vingt faces et une exploration de fantasy occidentale, entre forêts, déserts et zones souterraines.
Le titre est gratuit au téléchargement sur iPhone, iPad et Mac, à partir d’iOS, iPadOS ou macOS 13. Il faut prévoir environ 3,8 Go d’espace : mieux vaut éviter de le lancer sur un téléphone déjà rempli de vidéos de vacances. La fiche française affiche une note globale de 4,55/5 pour plus de 4 200 avis, mais les 37 témoignages français consultables sur une période plus récente dessinent un tableau nettement moins uniforme.

Le vrai filtre : supporter la machine à progression
Les retours de joueurs sont contradictoires, ce qui est souvent révélateur pour ce type de RPG. Certains saluent l’univers, le scénario, les doublages ou l’ampleur de la collection. D’autres décrivent un début encombré par les onglets, les mécaniques et les statistiques. Un avis résume bien le risque : « on se noie vite » au départ. Plusieurs témoignages critiquent aussi le farm, les saisons qui remettent la progression à zéro, l’énergie et l’obtention aléatoire de personnages.
Il ne faut pas transformer ces avis en vérité générale : ils parlent d’expériences différentes, à des versions différentes. Mais ils donnent un bon mode d’emploi mental avant de télécharger. Si vous aimez décortiquer une équipe, comparer des effets, accumuler des héros et suivre des événements réguliers, l’arrivée du Child of Chaos peut être une bonne raison de regarder ce que le jeu propose. Si vous voulez un RPG de fantasy direct, sans couches de monnaies, de progression et de menus, passez votre chemin : même un héros immunisé aux malus ne vous immunisera pas contre cette structure-là.

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Source : Level Infinite