
Il y a des jeux qui vous demandent de sauver la galaxie, et puis il y a ceux qui confient l’arsenal à un chat. Astro Burn appartient clairement à la seconde famille : un shoot’em up nerveux où l’on empile des armes-snacks pour transformer l’écran en buffet volant particulièrement hostile aux extraterrestres.
Le principe tient en une phrase : Astro et son compagnon robot Al traversent neuf niveaux situés dans son subconscient, en esquivant des vagues de tirs et en accumulant des améliorations jusqu’à faire pleuvoir plusieurs essaims de nourriture armée à la fois. Le jeu est déjà sorti sur Steam et Android ; une version iPhone est en cours d’optimisation, sans date annoncée pour l’instant.
Un bullet hell qui préfère les croquettes aux missiles
Astro Burn joue dans la cour des bullet hell, ces shoot’em up où l’essentiel consiste à se faufiler dans des motifs de projectiles de plus en plus serrés. Sauf qu’ici, l’arsenal ne cherche pas la sobriété militaire. Les armes sont des snacks, s’empilent les unes sur les autres, et donnent lieu à des tirs simultanés qui semblent volontairement trop nombreux pour rester élégants.
L’idée annoncée est simple : plus Astro survit, plus sa construction d’armes prend de l’ampleur. Rater une amélioration peut au contraire casser la mécanique et réduire rapidement la puissance de feu. C’est donc un jeu qui paraît miser sur l’élan : garder sa série, grossir son attirail et éviter de se faire remettre à zéro par une pluie de lasers.
Quand sa jauge est remplie, Astro déclenche une attaque finale alimentée à l’herbe-à-chat, présentée avec l’énergie d’une conclusion d’épisode d’anime. Le bestiaire ne fait pas davantage dans la retenue : pandas mécaniques gigantesques, calamars de l’espace qui chantent de l’opéra, huskies surexcités ouvrant des vortex solaires et un certain PooBear sur son Party Bus. Vous voilà prévenus : le jeu ne semble pas avoir été conçu pour les amateurs de science-fiction austère.
Neuf étapes dans un cerveau de chat sous caféine
Les éléments montrés par le studio dessinent un univers très coloré, vu de dessus, où les personnages et les tirs occupent une grande partie de l’écran. L’interface semble faire la part belle aux jauges et aux bonus, ce qui colle à cette formule de shoot’em up à accumulation. Astro, félin expressif au milieu de son chaos cosmique, est accompagnée d’Al, son acolyte robotique.
Le studio annonce neuf niveaux pour ce premier voyage dans le subconscient d’Astro. Ce n’est pas une promesse de campagne interminable, et tant mieux : le format évoque davantage une série de parcours à maîtriser qu’une longue aventure bavarde. Il faudra cependant attendre la version iOS pour savoir comment ce rythme se traduit sur un écran d’iPhone, notamment dans les séquences où les tirs et les ennemis semblent remplir l’espace.
Le mode le plus étrange ne vous concerne même pas
Le détail qui fait sortir Astro Burn du lot s’appelle Cat TV Mode. Cette option n’est pas pensée pour le joueur, mais pour son animal : elle affiche des mouvements et des couleurs, avec notamment des poissons rouges à attraper du regard — ou d’un coup de patte, si votre chat décide de participer. C’est le genre de fonction dont l’utilité dépendra moins du jeu que du caractère de la boule de poils qui vit chez vous.
Un autre mode ASMR doit proposer des ronronnements et des vagues. Là encore, ce n’est pas un argument de gameplay : plutôt une petite bizarrerie cohérente avec un titre qui mélange chat, espace, anime et arsenal de friandises sans chercher la moindre logique réaliste.
À surveiller si vous aimez déjà esquiver, pas si vous cherchez du calme
Astro Burn devrait parler aux amateurs de shoot’em up arcade, à ceux qui aiment construire une puissance de feu déraisonnable et aux joueurs sensibles aux univers volontairement loufoques. Les propriétaires de chats curieux y trouveront aussi un prétexte assez amusant pour voir si l’écran intéresse davantage leur animal que leur visage.
En revanche, passez votre chemin si les jeux à tirs foisonnants vous fatiguent, si vous cherchez une aventure contemplative ou si vous détestez quand un écran devient un feu d’artifice permanent. Le mode Cat TV ne changera pas la nature du programme : le cœur d’Astro Burn reste un jeu d’esquive et de survie sous pression.
Sur Android, Astro Burn est vendu 9,99 dollars, ce qui laisse attendre un modèle premium similaire sur iPhone plutôt qu’un jeu gratuit saturé d’achats intégrés — sans que le tarif iOS ait été confirmé. La version Apple est annoncée pour iPhone ; aucune compatibilité iPad, Mac ou Apple Arcade n’a été communiquée. Pour l’instant, le chat spatial garde donc ses snacks hors de l’App Store.
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Source : Beyond The Pixels (développeur d’Astro Burn)