
Les histoires de sabre finissent rarement autour d’un thé. Dans Where Winds Meet, la route mène cette fois jusqu’à Qinye, l’homme présenté comme responsable de la destruction du foyer du héros et de ses proches. La conclusion de l’arc Hidden Mountain place donc la vengeance au premier plan, avec les secrets de la Skyward City — une cité céleste — dans la foulée.

Le principe reste celui d’un grand RPG d’action wuxia en monde ouvert : vous incarnez un jeune combattant dans une Chine du Xe siècle bousculée par les guerres et les intrigues, vous explorez, apprenez des techniques martiales et choisissez votre manière d’aborder les situations. Hidden Mountain vient fermer une partie plus personnelle de ce vaste récit, plutôt que de simplement poser une nouvelle zone sur la carte.
Un règlement de comptes, puis les ruines du ciel
Qinye n’est pas un bandit croisé au détour d’un chemin : il constitue le point de chute de l’histoire de Hidden Mountain. La mise à jour associe cette confrontation à la révélation des mystères de Skyward City, ce qui donne à l’ensemble une allure de chapitre final, avec les grandes réponses que ce genre de quête garde habituellement sous clé jusqu’au dernier moment.
Deux campagnes sont également mises en avant. Ruins of the Skyward City emmène l’action dans des environnements aériens, tandis que Final Direction oppose le joueur à la secte mohiste et à son attirail mécanique lors d’un imposant combat de boss. Le jeu avait déjà annoncé l’arrivée du Seuil Céleste et de nouvelles techniques de gantelets : ces contenus prolongent clairement son goût pour les arts martiaux qui ne s’arrêtent pas à l’épée et à la lance.

Les captures officielles montrent précisément cette collision entre wuxia traditionnel et fantasy mécanique. On y voit des temples de pierre, des bâtiments chinois en bois, des forêts noyées dans la brume et des montagnes vertigineuses, mais aussi des structures suspendues, des passerelles sombres et des éléments métalliques bien moins historiques. La caméra reste à la troisième personne, avec une mini-carte ronde en haut à gauche, des icônes dans la partie supérieure et les boutons d’action regroupés à droite. L’interface est visible en français.
Le rendu 3D stylisé joue beaucoup sur les bleus, les verts et les dorés : coucher de soleil sur les reliefs, lanternes dans la nuit, personnages en tenue martiale qui traversent l’écran ou semblent flotter au-dessus du sol. Ce sont des images qui vendent une Chine de légende, pas une reconstitution de musée. Si vous cherchez un univers réaliste et sobre, passez votre chemin ; si les guerriers capables de bondir de toit en toit vous parlent, c’est exactement le terrain visé.
Le désert arrive avec ses propres règles
Le 23 septembre, le jeu doit aussi ouvrir Transdust Ruins, un mode baptisé Wuxia Extraction. Jusqu’à trois joueurs y pénètrent dans le désert pour récupérer des trésors rares tout en affrontant d’autres combattants. Derrière le nom poétique, on retrouve une structure d’extraction : entrer, trouver du butin, survivre aux menaces et repartir avec son gain.
Cette idée risque de diviser. Les amateurs de PvPvE, de coopération à trois et de rencontres imprévues auront une nouvelle raison de sortir du scénario. Ceux qui étaient venus uniquement pour les panoramas, les duels scénarisés et la progression solo pourront y voir une greffe assez éloignée de la quête de vengeance. Rien n’oblige à confondre les deux plaisirs : l’un raconte une saga wuxia, l’autre cherche la tension d’une expédition où l’on peut tout perdre.

Gratuit, mais pas petit — ni léger
Where Winds Meet est téléchargeable gratuitement sur iPhone et iPad, à partir d’iOS et iPadOS 15. Il pèse déjà environ 3,5 Go au téléchargement : mieux vaut éviter de lancer l’installation à quelques minutes d’un départ en train. Des joueurs signalent en outre que les données additionnelles peuvent prendre beaucoup de place, sans que leur volume exact soit uniforme d’un avis à l’autre.
Le titre affiche 4,59/5 sur 266 notes sur l’App Store. Dans les 45 avis français consultés, l’enthousiasme pour les paysages et l’architecture revient souvent, mais les témoignages ne racontent pas tous la même aventure : certains évoquent des bugs, des soucis en PvP, des crashs ou des problèmes de support. Un joueur souligne aussi le prix élevé de certains achats optionnels. Ce ne sont pas des constats universels, mais de bons signaux à garder en tête avant de consacrer du stockage — ou de l’argent — à ce monde ouvert.
Je ne l’ai pas installé : voici donc ce que le jeu propose et ce que ses images laissent voir, pas un verdict sur son maniement ou ses combats. Hidden Mountain intéressera surtout les joueurs déjà investis dans son récit, et les fans de wuxia qui veulent voir un arc narratif se refermer avec un adversaire central. Les allergiques aux gros jeux mobiles connectés, aux interfaces chargées et aux modes compétitifs peuvent regarder les montagnes de loin : elles ne leur en voudront pas.
