
Un gestionnaire de mots de passe peut être installé sur tous les postes sans pour autant devenir un réflexe. C’est précisément le problème que Dashlane cherche à traiter avec Vault Enforcement : sur les sites choisis par l’entreprise, la saisie manuelle d’identifiants n’est plus possible tant que le salarié n’a pas ouvert son coffre-fort Dashlane.
La fonction s’adresse aux entreprises, pas aux particuliers. Elle est actuellement proposée en bêta ouverte aux clients de l’offre Dashlane Omnix Enterprise qui utilisent le SSO et dont l’extension Dashlane est gérée par l’administration informatique dans Google Chrome ou Microsoft Edge.
Un rappel, puis un blocage du formulaire
Selon Dashlane, l’outil agit directement dans le navigateur grâce à son extension. Lorsqu’une personne arrive sur la page de connexion d’un domaine soumis à la règle, un message apparaît le premier jour. Dès le lendemain, le formulaire de connexion reste bloqué jusqu’à l’ouverture du coffre-fort.
L’administrateur choisit les domaines concernés et peut adapter le message affiché avec le logo de l’organisation ainsi que les coordonnées du support informatique. L’objectif est simple : éviter qu’un employé contourne un gestionnaire déployé par son entreprise en saisissant tout de même son identifiant et son mot de passe dans la page web.
Les services qui ne passent pas par le SSO restent visés
Dashlane estime que 37 % des applications employées en entreprise ne sont pas couvertes par une authentification unique. Pour ces services, le duo identifiant-mot de passe reste donc le parcours habituel. L’entreprise cite notamment Salesforce, DocuSign, Adobe, Zoom, GitHub, Dropbox, Box et Atlassian parmi les plateformes où le remplissage automatique est souvent utilisé au lieu d’une connexion via un fournisseur d’identité.
Vault Enforcement ne remplace pas le SSO : il vient encadrer les sites pour lesquels un mot de passe demeure nécessaire. Dans ce cas, le coffre-fort devient le passage imposé pour accéder aux comptes sélectionnés par l’équipe informatique.
Ce que ça change
Pour les salariés, une recommandation de sécurité se transforme en contrainte concrète sur certains sites professionnels. Cela peut être moins confortable lors des premiers jours, mais limite l’écart entre la règle décidée par l’entreprise et les habitudes de connexion de chacun.
Pour les organisations équipées de Mac, le point pratique se situe dans le navigateur : le mécanisme dépend de Chrome ou Edge et d’une extension administrée. Les équipes devront donc choisir avec soin les domaines à bloquer afin que le coffre-fort simplifie réellement la connexion plutôt qu’il n’ajoute une étape mal comprise.