
Un phare est censé vous éviter de finir sur les rochers. Dans Once Human, il pourrait surtout vous croquer avant même que vous les aperceviez. C’est l’idée derrière Isles of Abyss, une extension qui déplace la survie du jeu sur une mer hostile — et, détail plutôt important, vivante.

Le principe tient en une phrase : vous prenez le large sur un océan corrompu, améliorez votre embarcation jusqu’à en faire une base flottante, puis partez piller des îles et les fonds marins sans vous faire avaler par le décor.
Quand l’océan devient le monstre de la carte
Dans cette nouvelle zone, la mer n’est pas une étendue bleue placée entre deux objectifs. Elle est présentée comme le Sunken Lord, une entité ancienne qui s’éveille et observe ce qui navigue à sa surface. Cinq régions maritimes sont prévues, avec leur lot de menaces et de ressources à rapporter vers la terre ferme.
L’univers de Once Human avait déjà un faible pour les objets du quotidien passés du mauvais côté : véhicules, meubles et éléments urbains gagnent une présence inquiétante dans ce monde contaminé par la Stardust. Isles of Abyss pousse ce principe sur l’eau. Des îles peuvent être des créatures déguisées, tandis que certains phares ont visiblement abandonné toute vocation de signalisation maritime.
Le fil conducteur prend la forme de six règles tirées du journal de Malla, une navigatrice qui dit s’être noyée mille fois. Voilà un bon résumé de l’intention : ne considérez rien comme inoffensif, surtout pas un bâtiment planté au milieu des vagues.

Du canot à la forteresse qui flotte
Le morceau le plus concret de cette extension concerne les bateaux. Le départ se ferait sur de petits esquifs, avant de construire des navires plus imposants, jusqu’aux « Mobile Sea Fortresses ». Ces forteresses marines embarquent un atelier et de l’armement lourd : ce ne sont donc pas seulement des moyens de transport, mais des bases que l’on peut déplacer avec son équipement.
Une fois amarré — si tant est qu’il soit prudent de s’amarrer quelque part — le programme annoncé mélange exploration d’îles, plongée à la recherche de trésors et collecte de matériaux. Le but est de réinjecter ce butin dans la progression générale de Once Human, qui repose déjà sur la fabrication d’armes, la construction d’un territoire et la récupération d’anomalies aux capacités étranges.
Les captures disponibles donnent surtout à voir l’allure générale du jeu : une 3D réaliste stylisée, majoritairement à la première personne, avec un viseur central, une mini-carte ronde et une interface chargée d’indicateurs sur les bords de l’écran. Les teintes froides, les ruines sombres et les éclats de rouge dominent. On y aperçoit notamment une créature arachnéenne rouge dans une forêt, une explosion face au joueur et un véhicule aérien au-dessus de montagnes. L’interface visible est en français.

Un gros morceau pour les bâtisseurs qui aiment aussi naviguer
Cette extension parlera d’abord aux joueurs qui cherchent dans Once Human un bac à sable de survie partagé : construire, récupérer, fabriquer et organiser une base avec d’autres, mais cette fois avec un horizon maritime. L’idée d’une maison-armurerie que l’on déplace de zone en zone a de quoi attirer les amateurs de jeux où le véhicule devient le centre de l’aventure.
En revanche, passez votre chemin si vous voulez une campagne solo très cadrée ou une interface minimaliste. Once Human affiche déjà l’ADN d’un jeu de survie en ligne avec collecte, équipement, gestion de ressources et coopération ; Isles of Abyss ajoute des systèmes de navigation et de construction navale au lieu de les simplifier. Les joueurs allergiques aux jauges, au craft et aux bestioles géantes n’y trouveront pas soudainement un petit jeu de croisière tranquille.
L’extension a été annoncée comme une mise à jour gratuite, avec jeu croisé et progression partagée entre mobile, PC, PS5 et Xbox Series. Sur iPhone et iPad, Once Human reste gratuit au téléchargement, mais son modèle inclut des achats intégrés, dont un abonnement Meta Pass mensuel affiché à 4,99 dollars. Comptez environ 3,8 Go d’espace et iOS 13 au minimum ; la classification 17+ n’est pas décorative au vu des créatures et de l’ambiance montrées.
Autrement dit : si l’idée de transformer un bateau en atelier armé, puis de plonger sous une mer qui vous déteste, vous amuse, gardez Isles of Abyss dans votre radar. Si vous voyez un phare avec des dents, en revanche, évitez de vérifier de près.
