
À Pelican Town, il suffit d’une phrase un peu tordue pour que tout le monde regarde sa serre, son voisin et une coquille Saint-Jacques avec méfiance. ConcernedApe, le créateur de Stardew Valley, a partagé un court message énigmatique au sujet de la future version 1.7 : « Two paths will be extended / Three will become four / The mermaid’s fruit will go free ». Trois lignes, pas une explication. Évidemment, la communauté a déjà sorti le tableau d’enquête avec les ficelles rouges.

Le principe du jeu, lui, ne change pas : vous récupérez une ferme en friche, cultivez, élevez des animaux, explorez des mines, pêchez et nouez des liens avec les habitants d’un village qui cache davantage de petites histoires qu’il n’en a l’air. C’est un jeu de gestion agricole qui a compris que planter des navets ne suffisait pas : il faut aussi donner envie de rentrer « juste pour une journée de plus ».
Trois vers, et pas encore de réponse
Le premier morceau, « deux chemins seront prolongés », fait immédiatement penser à des parcours de relation ou de romance. Des joueurs imaginent que deux personnages aujourd’hui non mariables pourraient le devenir, notamment Clint et Sandy. C’est plausible sur le papier, mais ce n’est qu’une lecture parmi d’autres : le mot « paths » peut tout aussi bien désigner des itinéraires, des quêtes, des zones ou des embranchements narratifs.
« Trois deviendront quatre » ouvre encore plus grand la porte aux suppositions. Une famille du village pourrait-elle accueillir un nouveau membre ? Un trio de personnages pourrait-il être complété ? Un système jusqu’ici limité à trois éléments pourrait-il gagner une quatrième option ? Le message ne permet pas de trancher, et c’est précisément le genre de formule dont Stardew Valley raffole : suffisamment concrète pour faire chercher, trop vague pour livrer la solution.
Enfin, « le fruit de la sirène sera libéré » semble renvoyer à l’un des nombreux objets, secrets ou puzzles liés à la mer et aux sirènes dans le jeu. Certains y voient une piste autour du pendentif de sirène, l’objet associé à la demande en mariage ; d’autres regardent du côté du Marché nocturne. Là encore, ne prenez pas ces hypothèses pour une annonce : aucune fonctionnalité précise de la 1.7 n’a été confirmée avec ce message.

Un monde en pixels où chaque coin compte
Les captures officielles rappellent ce que l’on vient chercher ici : un pixel art 2D coloré vu de dessus, légèrement en biais, avec des champs quadrillés, une maison en bois, une grange, des clôtures et des animaux qui occupent l’espace. D’autres scènes montrent des étangs reliés par des passerelles, des intérieurs chargés de mobilier et un quai maritime sous les lampadaires. La palette passe des verts de la ferme aux bleus du bord de mer, avec ces bruns et orangés qui donnent au village son allure de carte postale rurale un peu trop occupée.
L’écran mobile affiche une barre d’outils verticale à gauche, tandis que l’heure, la date et l’argent se rangent en haut à droite. Les captures sont en anglais, mais le jeu est bien localisé en français. Sur iPhone et iPad, le studio propose des commandes tactiles, un joystick virtuel et la prise en charge de certaines manettes compatibles. Il faut prévoir environ 442 Mo d’espace et un appareil sous iOS ou iPadOS 13 au minimum.
La 1.7 est encore une promesse, pas un calendrier
Sur l’App Store, la version actuellement distribuée est la 1.6.15.1, mise à jour en mars 2026 avec des corrections de bugs. Rien ne permet donc de dater l’arrivée de la 1.7 sur iPhone et iPad, ni même d’assurer qu’elle sortira simultanément sur toutes les plateformes. Si vous attendiez une feuille de route avec une date et une liste de nouveautés, ce message ne vous donnera rien de tel. C’est un hameçon, pas un programme de mise à jour.
Le jeu est vendu 5,99 € sur l’App Store, sans abonnement mentionné, et classé 12+. C’est un achat à envisager pour ceux qui aiment les jeux où l’on se fixe ses propres objectifs : optimiser une exploitation, collectionner, explorer les cavernes ou suivre les histoires des habitants. Les amateurs de pixel art à l’ancienne et de longues parties en solo y trouveront exactement le type de terrain de jeu annoncé.

Pour les jardiniers patients, pas pour les pressés
Les retours App Store français dessinent un tableau moins uniforme que la réputation monumentale du jeu pourrait le laisser croire. Certains joueurs saluent son rapport contenu-prix et le côté pratique d’une ferme transportable dans la poche. D’autres regrettent l’absence de multijoueur sur mobile, ou rapportent des soucis techniques : sauvegardes difficiles à récupérer, problèmes avec une manette, crashs et affichage qui ne conviendrait pas à certains iPhone récents. Ces témoignages ne suffisent pas à résumer l’expérience de tous les joueurs, mais ils méritent d’être connus avant de partir cultiver pour des dizaines d’heures.
En clair : si vous voulez un jeu qui vous donne des objectifs immédiats toutes les trente secondes, passez votre chemin. Si l’idée d’entretenir une ferme pendant que des secrets se cachent dans les mines, au bord de l’eau et derrière les habitudes du village vous parle, Stardew Valley reste une valeur sûre à surveiller sur iOS. Quant à la 1.7, le meilleur conseil est simple : gardez vos théories, mais ne construisez pas encore une maison pour Clint et Sandy.
Source : ConcernedApe