
La qualité du réseau mobile et l’autonomie d’un iPhone dépendent aussi d’un composant peu visible : le modem. D’après Mark Gurman, dans sa lettre Power On pour Bloomberg, Apple envisagerait de généraliser ses propres modems à l’ensemble des iPhone lancés en 2027. Qualcomm ne fournirait alors plus les puces cellulaires des iPhone.
Apple avance par étapes avec ses modems maison
Cette stratégie aurait débuté avec le modem C1 de l’iPhone 16e, avant l’arrivée du C1X dans l’iPhone Air. Mark Gurman estime que le développement de cette famille de puces aurait représenté plusieurs dizaines de milliards de dollars investis sur huit ans. L’objectif serait de maîtriser davantage un élément clé de la connectivité, à l’image des processeurs Apple Silicon déjà employés dans les iPhone.
La transition ne serait toutefois pas encore uniforme. Bloomberg rapporte que les iPhone 18 Pro et iPhone Duo utiliseraient le modem C2 d’Apple sur tous les marchés, tandis que l’iPhone 18 Pro Max vendu aux États-Unis conserverait un Snapdragon X80 de Qualcomm. Cette coexistence s’expliquerait par le calendrier de mise au point des modems Apple et par des engagements contractuels. Une analyse de TechInsights aurait identifié la puce Qualcomm dans le modèle américain.
Le C2 promet des gains sur la connexion et l’énergie
Apple présente son C2 comme un modem de nouvelle génération, avec des améliorations liées à l’IA pour la qualité et la fiabilité du réseau cellulaire. La firme avance aussi des débits montants plus élevés que ceux du C1X, une consommation énergétique réduite de 15 % et la compatibilité avec les ondes millimétriques aux États-Unis. Ces caractéristiques pourraient expliquer pourquoi Apple chercherait à étendre son usage aux modèles les plus haut de gamme.
Qualcomm conserverait un rôle via ses brevets
La fin éventuelle des modems Qualcomm dans les iPhone ne mettrait pas nécessairement un terme aux liens entre les deux groupes. Qualcomm a annoncé le renouvellement mondial de son accord de licence de brevets avec Apple, applicable à partir du 1er avril 2027. Cet accord porterait sur les technologies brevetées de Qualcomm, et non sur l’approvisionnement en modems. Selon l’analyse de Mark Gurman, il pourrait éviter un nouveau différend autour des technologies cellulaires.
Ce que ça change
Pour les utilisateurs, le principal enjeu sera moins le nom du modem que son effet concret sur l’autonomie, la stabilité du réseau et les vitesses de transfert. Les comparaisons de John Gruber entre les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max n’auraient pas mis en évidence de différence perceptible sur le réseau. La capacité d’Apple à déployer le C2 sur tous les marchés, tout en conservant cette efficacité énergétique, sera donc le point à suivre en 2027.
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Source : Mark Gurman (Bloomberg — Power On)