
Un pirate, un octopus armé d’un canon, une palissade en travers et l’envie très raisonnable de faire rebondir tout ce petit monde contre un rocher : voilà le genre de problème que pose Flick Shot Rogues. Le principe tient en une phrase : dans des arènes vues de dessus, vous réglez l’angle et la puissance de vos personnages avant de les propulser comme des palets pour frapper les ennemis, déclencher des effets et survivre à une expédition sur une île.

Ce n’est donc pas un jeu de réflexes qui demande de lancer immédiatement après avoir tiré sur l’écran. Le tir passe par une phase d’ajustement, avec direction et jauge de puissance à peaufiner avant de valider. L’idée est moins de faire un geste spectaculaire que de calculer un rebond, une sortie de secours ou le meilleur endroit où finir son mouvement. Un roguelike au tour par tour qui a compris qu’un lancer raté peut aussi être une question de géométrie.
Des palets pirates, mais pas tous avec la même idée du combat
Les expéditions opposent une petite équipe à des créatures plutôt peu fréquentables : singes armés, crustacés et céphalopodes, mais aussi des nains à l’équipement plus technologique. Chaque personnage jouable a sa manière d’infliger des dégâts. L’un peut frapper en percutant directement une cible ; un autre semble devoir se placer tout près de l’ennemi, ce qui change complètement la façon de préparer son lancer. Envoyer quelqu’un comme un boulet de canon ou le faire glisser délicatement au bon endroit ne répond pas au même problème.
La structure roguelike repose ensuite sur les choix récupérés pendant le parcours : personnages à débloquer, artéfacts, compétences passives et malédictions. Certains effets encouragent les réactions en chaîne. Une lanterne enflammée, par exemple, peut incendier les adversaires touchés ; si ces derniers transmettent le feu à leurs voisins, l’arène peut rapidement ressembler à une table de flipper qui aurait pris feu. Un autre pouvoir visible dans les informations du jeu colle une bombe aux ennemis percutés. Le cœur de la proposition est là : préparer son tir, puis exploiter ce que les rebonds et les effets cumulés ont laissé sur le terrain.
Les commandants, signalés par un disque doré, constituent aussi des cibles prioritaires : les battre fait partir leurs alliés. Mais les passifs peuvent renverser ce réflexe. Si une amélioration fait souffrir tous les ennemis incendiés lorsqu’un adversaire brûlant tombe, nettoyer le groupe peut devenir plus rentable que viser son chef tout de suite. C’est le type de dilemme que le jeu annonce, plutôt que la simple course au tir le plus long.

Une île cartoon, des écrans qui ne cachent pas les chiffres
Les captures officielles montrent une 2D dessinée à la main, entre fantasy cartoon et plateau de jeu illustré. Les arènes adoptent une vue de dessus et empilent arbres, rochers, bâtiments de bois et palissades autour des combattants colorés. Des éclats lumineux entourent les impacts et les personnages, tandis que la palette passe des verts et bruns de l’île aux rouges, jaunes et bleus des capacités et des ennemis.
L’interface, elle, ne joue pas la discrétion : portraits, icônes, flèches directionnelles, valeurs numériques et barres occupent le bas de l’écran. Les choix d’amélioration se présentent sous forme de cartes, avec des panneaux comme « YOU’VE LEVELED UP! » et un gros bouton « CHOOSE! ». C’est lisible sur le principe pour qui aime comparer des bonus et construire une combinaison ; ceux qui veulent une aventure épurée, sans statistiques ni sélection de pouvoirs, risquent de trouver l’écran chargé. L’interface visible est en anglais, un point à garder en tête avant de se lancer.
Pour les calculateurs, pas pour les impatients
Flick Shot Rogues devrait parler aux amateurs de roguelikes qui aiment transformer une partie en petit montage absurde : feu, explosions, rebonds et ennemis déplacés au mauvais endroit. Il peut aussi intéresser les joueurs qui apprécient les jeux de lancer sur écran tactile, mais cherchent davantage qu’un simple score à battre. Ici, l’angle compte autant que la cible, et les pouvoirs semblent conçus pour faire évoluer le plan entre deux affrontements.
En revanche, passez votre chemin si vous cherchez de l’action instantanée, une campagne narrative ou un jeu où l’on enchaîne les niveaux sans s’arrêter pour étudier des améliorations. La mort fait partie de la boucle annoncée : chaque parcours repart sur une nouvelle configuration de récompenses et d’ennemis. Ceux que les répétitions de runs ou les choix aléatoires fatiguent n’y trouveront probablement pas leur compte, même avec des pirates et des bombes.

Gratuit pour commencer, achat unique pour continuer
Le téléchargement est gratuit sur iPhone et iPad, avec le début du jeu accessible sans payer. La suite demande un achat intégré unique pour débloquer le jeu complet ; il n’y a pas de publicité annoncée. C’est une formule plus saine que le robinet à microtransactions pour qui veut d’abord vérifier si cette drôle de règle à calculer les ricochets lui convient.
Prévoyez tout de même environ 0,9 Go d’espace et un appareil sous iOS ou iPadOS 15.6 au minimum. Classé 12+, le jeu est disponible depuis le 16 septembre 2026. Sur le papier et dans ses images, Flick Shot Rogues a l’air de prendre un geste mobile très familier pour en faire un puzzle tactique : à vous de voir si vous préférez le panache du tir parfait ou le plaisir un peu maniaque de corriger son angle d’un millimètre.

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Source : Noodlecake