
Imaginez organiser des combats de prisonniers, leur lâcher un lion ou un éléphant dans les pattes, puis devoir affronter les survivants vous-même. C’est l’idée derrière Tartarus, une saison de Torchlight: Infinite centrée sur une prison du Netherrealm que vous remplissez avant qu’elle ne se retourne contre vous.

Le principe tient en trois temps : traquer des détenus évadés pour récupérer leurs plaques d’identité, les placer dans une prison circulaire de 16 cellules, puis transformer votre sélection en ennemis et boss. Après 20 tours de préparation, ces pensionnaires occupent trois étages de prison, déclinés sur six paliers de difficulté. Les récompenses doivent dépendre du nombre d’adversaires vaincus et de leur dangerosité : le jeu vous laisse donc construire une partie du problème avant de vous demander de le résoudre.
Une prison à fabriquer avant de la nettoyer
Ce n’est pas tout à fait un mode arène classique où l’on entre, tape, récolte et recommence. Tartarus propose de loger les détenus, de provoquer des affrontements entre eux ou de les envoyer contre quatre tribus de bêtes : loups, rats, lions et éléphants. Sur le papier, la logique est assez savoureuse : mieux préparer ses prisonniers peut permettre d’obtenir des adversaires plus rentables, mais aussi plus pénibles à battre au moment du règlement de comptes.
Cette mécanique parle d’abord aux habitués des action-RPG à saisons, ceux qui passent volontiers du temps à optimiser une boucle de farm, à comparer des récompenses et à monter une configuration de personnage. Si votre plaisir consiste surtout à suivre une campagne bien balisée sans vous noyer dans les systèmes, cette prison, ses 16 cases et ses choix de difficulté risquent plutôt de ressembler à un tableau Excel avec des démons.

Youga veut faire tourner l’horloge sans s’arrêter
Tartarus ajoute aussi un nouveau trait de héros pour Youga : Spacetime Witness. Son axe est clair : maintenir un cycle de sorts en mouvement. Le Clockwork Core lance automatiquement des compétences d’Entrave, tandis que les coups critiques réduisent les temps de recharge. Trois voies de développement viennent ensuite orienter le personnage : Spacetime Dictator pour les projectiles et la manipulation temporelle, Spacetime Conqueror pour les déplacements et les dégâts liés via Time-Rift Traversal, et Spacetime Dominator pour renforcer les sorts avec Spacetime Overload.
Vous pouvez panacher ces branches ou vous enfermer volontairement dans une seule spécialité. C’est exactement le terrain de jeu que Torchlight: Infinite revendique depuis son lancement : des héros, des talents, de l’équipement et des compétences à empiler pour fabriquer une machine à dégâts très personnelle. Ce degré de paramétrage attire les bricoleurs de builds ; il peut décourager les joueurs qui veulent un héros lisible dès les premières minutes.
Les familiers constituent l’autre ajout annoncé avec cette saison. Ils se recrutent auprès des quatre tribus grâce à des lettres d’introduction et apportent compétences actives ou de soutien : bonus, protection et malus pour les ennemis. Des difficultés plus élevées dans le Netherrealm doivent donner accès à de meilleurs compagnons. Là encore, Tartarus ne semble pas chercher la simplicité, mais une couche supplémentaire à intégrer à une configuration déjà chargée.

Du bleu, du violet et beaucoup de fenêtres à surveiller
Les captures officielles placent l’action en vue isométrique, entre décors rocheux, zones aquatiques et brumes sombres. Les personnages portent des armures détaillées, les ennemis arrivent au milieu d’effets lumineux et de projectiles colorés, tandis que la palette alterne bleu, violet, gris, cyan et touches rouges ou dorées. Les illustrations 2D peintes côtoient des scènes 3D stylisées, dans une fantasy qui ne cherche clairement pas le soleil de midi.
L’interface affiche barres, icônes, boutons d’action, fenêtres de récompense et menus à l’écran : un action-RPG mobile dense, pas une aventure épurée à jouer entre deux arrêts de métro sans regarder les chiffres. Les visuels promotionnels sont en anglais, même si l’application annonce 13 langues disponibles. La fiche actuelle met désormais en avant une autre saison, Afterlight : Tartarus s’inscrit donc dans cette cadence de renouvellement plutôt que dans une extension autonome à conserver séparément.

Un gratuit massif, à réserver aux amateurs du genre
Torchlight: Infinite est gratuit au téléchargement sur iPhone et iPad, demande au minimum iOS 15 et occupe environ 3,6 Go : prévoyez de la place avant de lancer l’installation. La fiche App Store l’affiche avec une note de 4,01/5 sur 375 avis. Les témoignages français racontent toutefois des attentes très différentes. Certains saluent les ajouts saisonniers et les possibilités de builds ; d’autres reprochent des explications trop courtes ou un coût de réinitialisation des talents qui freinerait l’expérimentation. Ce sont des retours de joueurs, pas un verdict définitif, mais ils décrivent bien la ligne de fracture.
À vous de voir de quel côté vous êtes. Si vous aimez les hack-and-slash où l’on peaufine un personnage pendant des semaines et où une saison ajoute sa propre couche de règles, Tartarus a une proposition concrète : bâtir la ménagerie qui vous tombera ensuite dessus. Si vous cherchez un jeu d’action immédiat, léger et peu chargé en menus, mieux vaut probablement laisser cette prison au Netherrealm.
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Source : XD Entertainment Pte Ltd