
Marquer du pouce dans un bus, c’est bien. Retrouver deux sticks et des gâchettes pour envoyer une passe en profondeur, c’est tout de suite moins acrobatique. UFL, le jeu de football gratuit arrivé au printemps sur iPhone et iPad, accepte désormais les manettes PlayStation.

Le principe reste celui d’une simulation de football centrée sur la création d’un club : vous recrutez des joueurs, composez votre onze, réglez vos formations et disputez des matchs contre d’autres équipes. UFL vient aussi de passer le cap des 10 millions de téléchargements cumulés sur iOS et Android, environ cinq mois après son lancement mondial mobile.
Une manette plutôt que quatre pouces en panique
La nouveauté qui compte vraiment ici, c’est la compatibilité avec les manettes DualShock 4 et DualSense de Sony. Elles peuvent être reliées en Bluetooth ou par câble à l’appareil. UFL étant né sur consoles avant de débarquer dans les poches, ce n’est pas un gadget plaqué sur une version tactile : c’est surtout une autre façon d’aborder les passes, les tirs, les changements de joueur et les gestes défensifs.
Les captures officielles montrent malgré tout que l’option tactile reste au cœur de cette édition mobile. En match, un joystick virtuel occupe le coin inférieur gauche, tandis que des boutons d’action circulaires sont rangés à droite. Le score et le chronomètre restent en haut de l’écran, avec une mini-carte des joueurs et des raccourcis pour la caméra ou la pause. Ceux qui préfèrent jouer sans accessoire savent donc à quoi s’attendre ; ceux qui possèdent déjà une manette PS4 ou PS5 ont désormais une alternative très concrète.
Sur le plan visuel, UFL affiche des matchs en 3D vus en perspective depuis le terrain, dans des stades aux tribunes bien remplies et aux pelouses vert vif. Une séquence de penalty place la caméra derrière le tireur, gardien en face, tandis qu’une autre image montre un stade nocturne avec des feux d’artifice. Les maillots rouges, noirs, blancs ou verts ressortent nettement : l’ensemble vise la retransmission télévisée plus que le petit jeu de foot stylisé.

Le 4v4 ne repart plus au vestiaire
Autre changement : le mode 4v4 devient permanent. Il avait commencé comme un événement limité dans le temps avant de s’installer dans les activités régulières. UFL organise également des tournois communautaires dans six régions, en parallèle des matchs plus classiques. Le 4v4 devrait parler aux joueurs qui veulent des rencontres plus ramassées, avec moins de monde à gérer qu’un onze contre onze complet et, sur le papier, davantage d’occasions de toucher le ballon.
Le jeu conserve sa couche de gestion d’équipe : base de joueurs à recruter, entraînement, tactiques et compositions font partie de la proposition, pas seulement les matchs eux-mêmes. Si vous cherchez un football mobile où l’on enchaîne uniquement des tirs au but ou des mini-défis de trente secondes, vous n’êtes pas forcément à la bonne adresse. UFL mise aussi sur le club que vous construisez entre deux coups d’envoi.

À qui ce UFL peut parler, et à qui il parlera moins
UFL s’adresse d’abord à ceux qui veulent un jeu de football 3D avec de vrais matchs, une équipe à façonner et maintenant la possibilité de sortir une manette. Le mode 4v4 peut aussi constituer une porte d’entrée pour les joueurs qui préfèrent un format moins chargé. Si votre iPhone ou votre iPad dort souvent à côté d’une DualSense, cette mise à jour mérite clairement un coup d’œil.
En revanche, passez votre chemin si vous refusez les jeux gratuits avec achats intégrés, ou si l’idée de recruter, entraîner et régler une formation vous fatigue avant même le premier coup de sifflet. Le titre reste un free-to-play : son accès ne coûte rien, mais son économie fait partie du paysage. Les amateurs d’une expérience totalement hors ligne, sans progression d’équipe ni dimension compétitive, trouveront probablement plus simple ailleurs.
UFL est téléchargeable gratuitement sur l’App Store, avec des achats intégrés. Il fonctionne sur iPhone et iPad sous iOS ou iPadOS 18 au minimum, et réclame environ 2,8 Go d’espace de stockage. Ce n’est donc pas le petit téléchargement discret à lancer avec 3 % de batterie avant de monter dans le train.

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Source : XTEN Limited