
Il y a deux sortes de gens : ceux qui voient un rayon de soleil traverser l’eau et pensent « vacances », et ceux qui se demandent immédiatement ce qui nage hors du faisceau. Death in the Water 2 s’adresse très clairement à la seconde catégorie — ou à ceux qui aiment se faire peur depuis leur canapé, avec un fusil-harpon entre les mains.

Le principe tient en une phrase : vous incarnez un chasseur de primes plongé dans les eaux de Blackwater Bay, où l’exploration d’épaves et de récifs tourne au jeu de tir horrifique dès que les prédateurs marins et les créatures surnaturelles vous prennent pour cible.
Un FPS sous-marin où l’océan a décidé de vous manger
Le décor est une baie dont les plongeurs, navires et avions ont la mauvaise habitude de ne pas revenir. Votre mission consiste à parcourir ses profondeurs pour récupérer des trésors, comprendre ce qui s’y passe et, surtout, éviter de finir au menu. Derrière les requins et autres bestioles hostiles se cache Death, un Kraken ancien présenté comme la force qui retourne l’écosystème entier contre vous.
Ce n’est donc pas un jeu de plongée contemplative avec trois poissons-clowns et une bande-son zen. C’est un FPS de survie qui utilise une peur très simple : sous l’eau, on ne voit pas toujours ce qui arrive par derrière, et l’espace pour fuir paraît tout de suite moins généreux. Les ennemis sont annoncés comme sensibles à la vue, au son et à l’odeur ; le jeu met ainsi l’accent sur la vigilance dans toutes les directions plutôt que sur une simple galerie de tir.
Les captures officielles vont dans ce sens. La vue est à la première personne, avec l’arme sous-marine bien visible au premier plan et une interface translucide faite d’icônes, de jauges et d’indications chiffrées. Le rendu 3D réaliste joue les bleus-verts sombres, l’eau trouble et les rayons lumineux qui percent depuis la surface. On y aperçoit des requins, des fonds rocheux ou sablonneux, de la végétation aquatique ainsi qu’une épave ou une structure immergée. Bref : l’endroit où l’on aimerait regarder autour de soi, mais pas trop longtemps.

Des plongées, des armes et plusieurs façons de paniquer
La campagne doit faire avancer le mystère de Blackwater Bay à travers une série de missions de plus en plus dangereuses. Les trésors récupérés servent à acheter et améliorer l’équipement : fusils-harpons, fusils à pompe et grenades-appâts figurent au programme. L’idée est limpide : fouiller les profondeurs rapporte de quoi mieux les affronter lors de la plongée suivante.
Le studio prévoit aussi un mode Survie, centré sur des vagues d’ennemis sans fin, ainsi qu’un mode Exploration libre où l’on peut parcourir les zones sans attaques. Ce dernier peut intéresser les curieux davantage attirés par les décors engloutis que par une meute de requins en colère. Une Nouvelle partie + est également annoncée pour repartir avec un défi relevé après la campagne.

Pour les amateurs de tension, pas pour les apnéistes tranquilles
Sur le papier, Death in the Water 2 se range dans la famille des jeux d’horreur qui ont compris qu’un couloir sombre n’est pas le seul endroit angoissant au monde. Ici, le couloir est immense, il flotte, et il peut contenir un Kraken. Les joueurs qui cherchent un FPS solo à l’ambiance lourde, avec du loot, des armes à améliorer et des créatures marines franchement peu diplomates, ont de bonnes raisons de garder ce titre à l’œil.
En revanche, passez votre chemin si vous espérez un simulateur de plongée paisible, une aventure narrative sans pression ou un jeu familial : sa classification 17+ annonce la couleur, tout comme son bestiaire. Ceux que la thalassophobie travaille déjà n’ont pas nécessairement besoin de payer pour l’entretenir.
Il faut aussi garder la tête froide : je n’ai pas plongé dans le jeu, et les images ne permettent pas de juger le rythme des combats, la difficulté ni la variété réelle des missions. Elles montrent en revanche une direction claire : de l’action sous-marine sombre, des armes dans le champ de vision et des prédateurs qui ne sont pas là pour décorer les fonds marins.

À retenir avant de fermer l’écoutille
Death in the Water 2 sort le 23 octobre sur iPhone et iPad. C’est un jeu payant à 8,99 €, sans abonnement Apple Arcade indiqué, qui réclame au minimum iOS 17 et occupe environ 965 Mo. Le jeu est proposé dans 18 langues ; la langue affichée dans son interface n’est pas identifiable sur les captures fournies. Pour qui veut troquer les traditionnels zombies contre des requins, des épaves et une menace à tentacules, le rendez-vous est fixé au bord du grand bleu — le très mauvais genre de grand bleu.
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Source : Lighthouse Games Studio