
Un eurostep dans une ruelle éclairée au néon, un défenseur qui part du mauvais côté, puis une passe que personne n’avait vu venir : Manu Ginóbili arrive dans Dunk City Dynasty avec exactement le genre de bagage qui colle à ce basket de rue survitaminé. La première partie de la saison 10 est disponible et ajoute aussi Lauri Markkanen, tandis que les terrains passent à l’heure des citrouilles et des costumes d’Halloween.

Le principe n’a pas changé : Dunk City Dynasty transforme les joueurs et équipes NBA en jeu de basket arcade, avec des matchs rapides en 3 contre 3, mais aussi du 5 contre 5 et des parties classées. On compose son effectif, on fait progresser ses joueurs et l’on retrouve des vedettes comme Stephen Curry, Luka Dončić, Kevin Durant ou James Harden.
Ginóbili pour les dribbles imprévisibles, Markkanen pour l’espace
Ginóbili est la tête d’affiche de cette salve. Le jeu reprend ce qui a fait la réputation de l’ancien Spur : des pénétrations aux trajectoires déconcertantes et un jeu de passes imprévisible. Son surnom de saison, « Argentine Soul », ne laisse pas beaucoup de doute sur l’intention : il est présenté comme un joueur destiné à créer le désordre dans les défenses.
À ses côtés, Lauri Markkanen apporte un profil très différent. L’intérieur finlandais est associé à la taille d’un joueur de frontcourt et à l’adresse extérieure d’un shooteur. Sur le papier, les deux nouvelles recrues ne visent donc pas la même place dans une équipe : Ginóbili pour provoquer et distribuer, Markkanen pour étirer le terrain et finir plus loin du cercle.
La saison ajoute également un objectif clair pour les joueurs qui fréquentent le mode classé : gagner cinquante matchs pendant la période permet de récupérer la célébration « Groove ». C’est le genre de récompense purement cosmétique qui parlera surtout à ceux qui enchaînent déjà les rencontres compétitives, pas à quelqu’un venu faire deux matchs entre deux stations de métro.

Des citrouilles sur le bitume, et une caisse pour la faucheuse
Halloween ne se contente pas de mettre une bannière orange sur l’écran d’accueil. Le costume Triumph Reaper, avec son armure de faucheuse, rejoint une Costume Supply Crate. L’ensemble Pixel Pumpkin & Full Moon passe, lui, par un événement de chasse au trésor. Enfin, l’événement Halloween Trip se déroule du 21 octobre au 10 novembre : il demande de remplir des quêtes sur une carte dédiée pour débloquer des récompenses gratuites.
Voilà le point à regarder avant de sortir la carte bancaire. Le téléchargement est gratuit, mais le jeu intègre des achats et propose notamment un abonnement Festival de trente jours affiché à 4,99 dollars par cycle. Les costumes et les systèmes de caisses font partie de son économie de collection ; les modalités précises d’obtention de chaque objet comptent donc davantage que la simple présence d’une citrouille sympa sur une affiche. Les joueurs qui veulent surtout du basket sans courir après les tenues auront intérêt à privilégier les modes et récompenses accessibles en jouant.
La saison conserve aussi ses activités récurrentes, parmi lesquelles Season Journey, Party Hustle, Party Dual Pass et Gifts of Gratitude. Ce vocabulaire de saison, de pass et de quêtes résume assez bien la proposition : ce n’est pas une campagne solo de basket à finir un dimanche, mais un jeu-service qui renouvelle son casting, ses objectifs et ses objets de personnalisation.

Du basket NBA vu comme une affiche de streetball
Les visuels officiels ne cherchent pas le réalisme télévisuel. On y voit une 3D stylisée aux couleurs très tranchées — bleu, orange, rose et violet — avec des terrains urbains, des paniers entourés de spectateurs et des joueurs mis en scène comme sur des posters. En match, la caméra adopte une vue à la troisième personne en perspective. Scores, chrono, indicateurs au-dessus des joueurs et commandes tactiles circulaires occupent l’écran : l’information est partout, dans une présentation clairement pensée pour le mobile.
Ce choix devrait parler aux amateurs de NBA qui préfèrent les matchs courts et les actions spectaculaires à une simulation stricte. Les collectionneurs de joueurs, de maillots et de looks d’événement y trouveront aussi beaucoup à suivre au fil des saisons. En revanche, passez votre chemin si vous cherchez un jeu premium sans achats intégrés, une interface dépouillée ou un basket posé où l’on ignore les passes, les quêtes et les récompenses de connexion.
Dunk City Dynasty pèse environ 3,7 Go et fonctionne sur iPhone et iPad à partir d’iOS 13. Il est classé 4+ sur l’App Store. Cette saison 10 ne change pas sa nature : c’est du streetball NBA en format service, avec Ginóbili et Markkanen comme nouvelles cartes dans le paquet, et Halloween comme prétexte pour habiller le tout.
