
Voir « World Peace » vous attendre sous le panier a quelque chose d’assez ironique. Metta World Peace, connu pendant l’essentiel de sa carrière NBA sous le nom de Ron Artest, débarque dans Dunk City Dynasty pour faire exactement l’inverse de la paix : couper les lignes de passe, gêner les scoreurs et renvoyer le ballon dans l’autre sens.

Le principe reste celui d’un basket de rue sous licence NBA et NBPA : vous composez une équipe avec des joueurs actuels ou des légendes, puis vous disputez des matchs courts, du 5 contre 5 sur grand terrain et des parties classées. Cette deuxième partie de la saison 9 ajoute donc Metta World Peace comme spécialiste du verrouillage défensif, après l’arrivée récente d’Anthony Edwards et Mikal Bridges.
Un défenseur pour ceux qui en ont assez des concours de tirs
Metta World Peace n’est pas là pour enfiler les dunks de bande-annonce. Son rôle annoncé colle à son CV réel : meilleur défenseur NBA en 2004, champion avec les Lakers en 2010, et joueur réputé pour rendre la vie pénible aux attaquants. Dans le jeu, il est présenté comme un profil capable d’interrompre les actions adverses et de transformer une récupération en contre-attaque.
Ce n’est pas anodin dans un titre qui a déjà accueilli Mikal Bridges, lui aussi orienté défense. Si votre plaisir consiste à forcer une perte de balle plutôt qu’à collectionner les tirs à trois points, ce duo pourrait vous parler. À l’inverse, ceux qui cherchent avant tout un jeu de basket où l’on pilote exclusivement des vedettes offensives risquent de voir cette mise à jour comme une couche de plus dans un système déjà très centré sur la collection de joueurs.
La saison poursuit aussi son parcours de récompenses : les trophées gagnés en match servent à franchir des paliers, sans pénalité annoncée lorsqu’un défi est perdu. Des récompenses de recrutement et des bonus de saison accompagnent l’arrivée de World Peace. Une nouvelle tenue baptisée Cavalry est également au programme ; le jeu n’a jamais eu peur de mélanger équipement de basket et costumes plus voyants.

Des parquets flashy, des boutons partout
Les visuels officiels ne cachent pas la nature très arcade de l’affaire. On y voit des joueurs en 3D stylisée, filmés à la troisième personne, sur des terrains d’arène entourés de public et de projecteurs. Le bleu, l’orange, le rouge et le blanc dominent une présentation qui préfère l’affiche de match au réalisme télévisuel.
L’écran garde constamment les informations de match sous les yeux : chronomètre, score, indicateurs au-dessus des joueurs et icônes d’action. Des boutons tactiles apparaissent sur les scènes de jeu, tandis que les personnages prennent volontiers la pose dans les écrans promotionnels. Anthony Edwards, Paul Pierce et Mikal Bridges figurent notamment dans les captures. L’interface visible est en français, ce qui est toujours appréciable pour naviguer entre les événements, les récompenses et les multiples menus de progression.
Je n’ai pas joué à Dunk City Dynasty : impossible, donc, de vous promettre un équilibrage propre ou des matchs agréables sur la durée. Les retours français publiés sur l’App Store dessinent justement un tableau moins simple que les images éclatantes. Plusieurs joueurs apprécient la variété des basketteurs et des styles de jeu, mais d’autres trouvent l’empilement de quêtes, de pass et d’événements difficile à suivre.

Gratuit, mais pas forcément innocent
Le désaccord devient plus net sur la compétition. Parmi les avis français récents, certains dénoncent des matchs classés jugés déséquilibrés et un avantage donné aux joueurs qui dépensent. D’autres, au contraire, parlent d’un jeu auquel ils reviennent quotidiennement. Sur cet échantillon de 39 avis, la moyenne descend à 3,77/5, alors que la note globale affichée est de 4,82/5 pour plus de 3 100 évaluations. Ce ne sont que des témoignages, pas une mesure définitive du jeu, mais ils donnent un avertissement utile avant de s’investir dans le classement.
Le téléchargement est gratuit, avec des achats intégrés et un abonnement Festival renouvelé tous les 30 jours, affiché à 4,99 dollars par cycle. Autrement dit : le jeu se laisse installer sans payer, mais son économie repose aussi sur des dépenses récurrentes et sur la montée en puissance des joueurs. Les amateurs de jeux compétitifs qui veulent une ligne de départ strictement identique pour tous feront mieux de garder cela en tête.
Dunk City Dynasty s’adresse surtout aux fans de NBA qui aiment collectionner les noms connus, bâtir une équipe et accepter le rythme des saisons mobiles. Metta World Peace offre une option défensive reconnaissable au milieu des Curry, Dončić, Durant ou Harden déjà disponibles. En revanche, si les devises, pass, événements temporaires et soupçons de pay-to-win vous fatiguent avant même l’entre-deux, passez votre tour : un bon vieux match local ne vous demandera jamais de recruter Ron Artest sous trois monnaies différentes.

Le jeu est disponible sur iPhone et iPad, à partir d’iOS 11. Il faut toutefois prévoir de la place : l’application pèse environ 3,7 Go avant les éventuels contenus supplémentaires. Une donnée à ne pas oublier avant de faire entrer toute une équipe NBA dans votre stockage.